La Madre, drame d'Alberto Morais. Espagne 2016, 1h29.

Un garçon de 14 ans se débrouille pour trouver à manger tous les jours et accepte les sandwichs de ses copains de collège dont l'un d'entre eux est un indéfectible ami. Rentrant chez lui, sa mère arrive sans lui dire bonjour, va sur le lit, se deshabille et ne répond pas à ses questions concernant l'emploi dont elle lui avait parlé. On sent bien que le désespoir est au rendez-vous sans pour autant peser sur le moral du jeune homme qui ne désespère pas. Et pourtant, les éducateurs qui le cherchent, la directrice du collège qui essaie d'en savoir plus, rien ne l'arrête jusqu'à ce qu'il comprenne par lui-même que rien n'est facile. Il va fureter du côté de la famille de sa mère qui le rejette tout en lui permettant de travailler. Il fait alors connaissance avec une femme qui tient un commerce et lui fait confiance, à tord, puisqu'il la trompe en la volant. Rien n'étant plus possible, il retourne chez sa mère et comprend que le foyer qu'il a déserté est  le seul endroit possible pour lui et de fait, il y retourne. Drame saisissant qui montre qu'il n'y a pas que les dérives de la drogue qui plonge une famille dans la misère morale, mais bien d'abord, un désert affectif.