cinéma d'auteur

15 novembre 2017

A l'ouest du Jourdain

A l'ouest du Jourdain, documentaire d'Amos Gitaï, Israël, France, 2017, 1h24.

Retour du réalisateur  qui n'avait pas visiter le pays depuis 1982. Le réalisateur va à la rencontre des habitants des territoires dits occupés, peuplés par des Israëliens et des Palestiniens. Il va de surprise en surprise. Et se rend compte que ce sont les petites rencontres entre les habitants qui changeront le pays et inciteront les habitants à la réconciliation. Parce que si on interroge les gens individuellement, ils restent sur leurs rancoeurs. Un jeune homme palestinien notamment qui dit vouloir mourir en martyr. Amos lui dit que la vie est belle et lui demande pourquoi il veut mourir, il n'y a qu'une réponse, je veux être martyr. 13 ans, il n'a que 13 ans. Ca en dit long sur la prise de tête de sa communauté. Mais sinon, on ne sent pas d'animosité d'une communauté par rapport à l'autre. C'est plutôt dans la réconciliation que les gens sont en train de faire le chemin. Ils estiment qu'il y a eu assez de morts jusqu'à présent des deux côtés. A une réunion de femmes des deux camps, chacune raconte la mort des enfants et pleurent. Leur chagrin les lient à jamais et la souffrance est palpable d'un côté comme de l'autre. 

Cette histoire de territoires est assez incompréhensible. Il n'y a pas de frontières réelles, ce sont des lignes sur un plan et c'est d'autant plus incroyable que les territoires dits occupés se trouvent dans la partie la plus historique qui soit pour le peuple juif et je dirais même pour les chrétiens. Que viennent faire là les Palestiniens? Tout ceci a été constitué bien après 1967. Naplouse a été le siège de Yasser Arafat. Historiquement, les Palestiniens sont des Syriens, des tribus nomades. Quand les premiers Juifs sont revenus, il n'y avait aucun habitant sur les terres qui ont pu être achetées à l'Etat Ottoman qui régnait à l'époque. En tout cas en ce qui concerne les territoires. Et cela ne s'appelle pas colonisation, même si Ben Gourion à son époque employait ce mot pour dire implantation non pas d'un état mais d'un centre national juif. L'histoire a fait dériver le concept si bien qu'aujourd'hui, il vaut mieux admettre un pays avec deux états pour que chacun puisse y propsérer à sa façon.

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Carré 35

Carré 35, documentaire d'Eric Caravaca, France 2017, 1h07.

Ce n'est pas un documentaire ordinaire. C'est plutôt un film qui reconstitue une histoire, celle de la famille de l'acteur réalisateur qui va chercher à l'aide d'archives à comprendre les mystères qui entourent certains actes dans la famille, comme celle de nier la maladie de la petite fille trisomique morte à 3 ans. Il s'aperçoit que les malades mentaux sont entourés de non-dits et une scène assez éprouvante pour le spectateur montre de façon précise une salle d'hôpital où sont allongés chacun dans un lit des malades atteints de maladies mentales, de malformations, en somme des anormaux. Zoom sur plusieurs d'entre eux. La voix off dit que le désir profond des gens qui ont un malade de ce type dans leur famille est de souhaiter la mort de cet être qui ne peux vivre normalement. La mère du réalisateur alors âgée nie avoir eu une enfant anormale, dit qu'elle était vive, joyeuse, et qu'un jour, elle est morte. Elle ne dit pas non plus à quel âge, ni où. Elle dit avoir déchiré toute trace, photo, papier, que tout cela est inutile et qu'elle n'en avait pas besoin. Qu'elle n'est jamais allée sur sa tombe et d'ailleurs elle précise qu'il n'en existe aucune. L'époque troublée par la guerre coloniale en Algérie, retour de la famille au Maroc et départ en France, changement de ville souvent, instabilité. Après la petite fille sont nés deux garçons normaux ceux-là dont le réalisateur.

On se promène avec lui devant la maison marocaine entourée de murs blanchis à la chaux d'où dépassent les roseaux, typiques paysages marocains de l'époque coloniale. Des bouts de films où l'on voit ses parents se marier, jeunes et insouciants, faire la fête. La petite n'apparaît presque pas ou jamais. Alors il interroge ses cousins, ses tantes et oncles, ses grands-parents. Finalement, un de ses cousins lui raconte qu'il a vu arriver sa mère avec la petite trisomique à Casablanca car elle ne pouvait plus la garder en France avec elle. Il lui raconte aussi qu'un jour, il est entré dans sa chambre et croyant qu'elle dormait s'est inquiété et a prévenu sa famille qui constate le décès de la gamine. A la fin du film, on voit qu'il a réussi à emmener sa mère sur la tombe de la petite fille.

Film essentiel mais très éprouvant, magnifique de sensibilité. 

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Mise à mort du cerf sacré

Mise à mort du cerf sacré, drame anglo-irlandais de Yorgos Lanthimos, 2017, 2h01, avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Raffey Cassidy.

Une opération à coeur ouvert commence le film. On est au coeur du métier du chirurgien, si on peut dire. Une équipe termine le travail et recoud les tissus. Le chirurgien s'en va. Il rencontre un jeune homme venu le voir à l'hôpital et qui lui pose la question de sa responsabilité en tant que chirurgien. Celui-ci avoue que c'est plutôt l'anesthésiste qui est responsable de la mort des gens mais non le chirurgien, jamais. Il avait opéré le père du jeune homme qui est mort sur la table. Le chirurgien s'en défend mais n'arrive pas à convaincre le jeune qui a vu sa vie basculer et surtout celle de sa mère. Il est invité dans la famille du chirurgien où il voit que le bonheur qui y règne ne sera jamais le sien. Il propose au chirurgien de venir alors chez lui se rendre compte de leur dénuement psychologique. En fait, il y a tout une approche subtile qui va se réaliser entre cette famille démunie et celle du chirurgien, une approche malsaine ressentie par la femme du chirurgien. Le jeune homme décide d'offrir à sa mère un nouveau mari en lui présentant ce chirurgien qui n'en veut pas et les blesse par son refus. Le chirurgien a deux enfants, la fille tombe amoureuse du jeune homme, le garçon tombe paralysé des deux jambes, sans raison et après de multiples examens, aucun diagnostic ne permet d'évaluer le mal. La fille tombe paralysée à son tour. On comprend qu'il y a une malédiction jetée à leur égard et le chirurgien convoque le jeune homme, le retient dans un sous-sol, le frappe, devient violent. Il faut dire que ce jeune homme a comme un air abruti tout le long du film. Mais il lui dit qu'il faut un sacrifice. Le garçon paralysé commence à saigner des yeux et meurt. Est-ce que cela venge le père  ? 

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Au revoir là-haut

Au revoir là-haut, comédie dramatique d'Albert Dupontel, France 2017, 1h57. Avec Laurent Lafitte, Albert Dupontel, Nahuel Pérez Biscayart, et Niels Arestrup.

Des coups de canon, des gerbe de terre, annoncent le début du film et provoquent une frayeur intense. On est tout de suite dans le coup. Terrible choc que fut cette guerre, vécue par les hommes qui étaient partis la fleur au fusil. Et puis, l'attente dans les tranchées, un chien qui apporte un message, le message est porté au commandant. L'arrêt des hostilités est demandée, mais pas pour lui qui n'aime rien d'autre que la guerre, commander, envoyer les hommes se faire tuer. Du coup, il voit sa carrière se terminer et décide de ne rien dire aux hommes. Il envoie le plus jeune arrivé et le plus ancien soldat faire une patrouille de reconnaissance vers les lignes ennemies. Ils meurent tous les deux, le bruit des canons tonne de l'autre côté, le commandant crie à l'assaut et les hommes qui étaient bien tranquilles se retrouvent sous le feu de l'ennemi. Sauf que deux copains inséparables dont l'un dessine des portraits, s'aperçoivent que les deux soldats partis en reconnaissance ont été abattus dans le dos. Ils se retournent et le commandant a compris qu'il allait être dénoncé. De cette situation terrible va naître toute l'histoire. Des deux soldats, l'un sera gravement touché au visage et l'autre le sauvera in extrémis d'un trou d'obus, amputé de la mâchoire inférieure. Du coup, il ne veut pas rentrer chez lui craignant son père, et demande à son copain de trouver le moyen de le faire passer pour mort. Le commandant de son côté s'est casé dans la famille venue réclamer le corps et là, il y a des scènes de cimetière qui valent leur pesant d'or avec trafics de corps, de cercueils, etc. de main d'oeuvre chinoise. Casé est bien le mot. Cependant, il est rattrapé par son passé et c'est là que le film prend sa dimension romanesque. Il faut aussi lire le livre qui est absolument génial.

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04 novembre 2017

Detroit

Detroit, drame de Kathryn Bigelow, Etats-Unis, 2017, 2h23.

Des jeunes gens rêvent de se produire devant un public. Malheureusement quand arrive leur tour, la salle est évacuée sous prétexte que les émeutes extérieures empêchent d'assurer la sécurité de la salle et la sortie du public. Le chanteur du groupe n'en croit pas ses oreilles et résiste à l'idée de rentrer chez lui, va sur la scène pour voir l'effet que cela produira en lui. Son frère vient le chercher et lui demande de sortir immédiatement. Des émeutes en effet se déroulent dans la rue, extrêmement violentes, matraquées par les flics qui ont tout pouvoir et en particullier une brigade dont le chef, un petit blanc, a l'esprit raciste et méprisant. Ils sont rattrapés par les événements plus tard dans la soirée. ils s'étaient réfugiés dans un motel puisqu'il leur était impossible de rentrer chez eux normalement. Le motel se trouve dans une zone à risques et l'un des locataires se met à plaisanter avec un pistolet utilisé pour des départs de courses de lévriers. Il tire de sa fenêtre. Les flics qui cherchent à matraquer à tout prix prennent ce coup de feu comme une attaque et investissent le motel. A partir de là, tout dérape et le flic raciste, qui avait déjà été interpelé par ses supérieurs à propos d'une autre affaire raciste, prend prétexte pour se défouler sur les locataires du motel afin qu'ils avouent qui a tiré. Il fait semblant de dire qu'il tue celui qui n'avoue pas pour intimider le témoin intérrogé. Les deux frères sont confrontés à cette violence gratuite. Le petit frère est tué. L'autre ne s'en remettra que très tardivement dans sa vie après avoir connu les affres des tourments, de la solitude, de la déception et d'abord du deuil. Il deviendra chanteur dans un groupe de gospel dans une église où il le restera jusqu'à la fin de sa vie.

Mais c'est un film de femme et cela se sent à la manière de filmer les sentiments, les personnages, l'amour physique, car il y a quelques scènes évocatrices du rapport des garçons aux filles, de leur jeune âge, de l'innocence. Des moments très forts, magnifiques.

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30 octobre 2017

Happy End

Happy End, drame de Michael Haneke, Autriche, 2017, 1h47. Avec Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant, Mathieu Kassovitz.

Le film se veut être le témoin de notre temps. Il commence par des images prises d'un téléphone portable par une adolescente qui se filme en train de vivre au quotidien, notamment sa toilette. Aucun intérêt, mais pour elle, il y en a certainement un. Ca dure trop longtemps, ce passage. En fait, il n'y a pas d'histoire à proprement parler, seulement un film sur la façon qu'ont de vivre des gens aisés, bourgeois de province, décalés, qui s'ennuient, qui peinent à trouver une attraction pour la vie. Ils se découvrent les uns les autres à travers des actions inattendues qui arrivent aux uns et aux autres. Et pourtant, ils respectent l'autorité du patriarche, l'ordre des repas, la bienséance comme on dit. Tout n'est qu'hypocrisie dont ils s'accommodent plus ou moins bien. Mais rien ne doit entraver le cours de leur vie. Si bien que le couple de Marocains à leur service est malmené, traité d'esclaves devant des invités et leur fille  qui a osé une incartade dans cette vie bourgeoise n'a pas le droit d'exister. Les migrants, car le film se passe à Calais, sont accostés par le patriarche qui leur demande s'ils n'ont pas une arme à lui vendre. Ils ne le comprennent pas. Il rentre en fauteuil roulant, son mode de déplacement. Il fait à nouveau sa demande auprès de son coiffeur à domicile qui s'en offusque. Le seul moyen d'en finir, c'est d'entrer dans la mer et de se laisser happer par les flots. Mais voilà, seul avec son fauteuil, il n'y arrive pas et sa petite fille qui avait fait une tentative de suicide va chercher de l'aide et le grand père doit se soumettre à la loi de la vie, mourrir à son heure. Bon, cette caricature n'apporte pas grand chose, sinon le jeu des acteurs qui comme toujours est formidable et formidablement bien guidés.

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Le sens de la fête.

Le sens de la fête, comédie d'Olivier Nakache et d'Eric Tolédano, France, 2017, 1h57. Avec Jean-Pierre Bacry, Jean-Paul Rouve, Gilles Lelouch.

C'est un film léger, c'est le moins qu'on puisse dire. Inutile de chercher quelque vérité, il n'y en a pas. Le jeu de Bacri vaut la peine d'être vu. Le reste est exagéré. Cependant, aussi loin que les auteurs sont allés, il n'y a pas de moments plus forts que d'autres. Et c'est là où le film pêche avec en plus des longueurs inutiles. L'histoire est celle d'un manager de fêtes, confronté à des clients capricieux (fête dans un château, serveurs en costumes d'époque) et un personnel grossier, bête et indiscipliné, qui fait partie des gags si on peut les appeler ainsi, du film. On passe un bon moment, mais c'est tout. Ce qui n'est pas si mal.

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02 octobre 2017

The Party

The Party, comédie dramatique en noir et blanc  de Sally Potter, Britannique, 2017, 1h11. avec Christine Scott Thomas, Cillian Murphy, Patricia Clarkson, Bruno Ganz, Cherry Jones, Emily Mortimer et Timothy Spall. Des acteurs que tout le monde connaît dont le plus nouveau est Cillian Murphy (vedette de Peacky Blinders, série à succès).

La ministre ouvre sa porte, en colère, et pointe son arme sur un personnage avec qui, on se doute, existe un vrai problème. Voilà comment le film commence. Puis bande annonce. Ensuite, la ministre est dans sa cuisine en train de confectionner un repas pour des invités qui vont arriver l'un après l'autre. Son mari, assis dans le salon, se lève et met un disque d'une musique dont on ne s'imagine pas que le personnage est en phase avec ce rythme : il est âgé, semble malade. Elle, de son côté dans la cuisine, reçoit  sur son portable de nombreuses félicitations et des appels d'un amant, mots d'amour échangés, envahissants. Les premiers invités sont un couple qui n'a pas l'air de s'entendre la femme étant agacée par le mari qui est devenu coach en vie, le second couple composé de deux lesbiennes dont la plus jeune attend des triplets, puis un homme jeune superbe qui arrive comme un fou, perturbé à fond, va aux toilettes pour se faire une ligne, très très nerveux, mais c'est un financier hors pair qui annonce que sa femme viendra pour le dessert. Mais voilà, le dîner n'est pas commencé que le drame se déclare. Le mari de la ministre avoue ne plus en avoir pour longtemps à vivre et dit désirer passer le reste de ses jours avec la femme dont il est l'amant, Alexandra, la femme du financier. Il se reçoit un coup de poing dans la figure, le coach en vie veut le réanimer sentant qu'il avait enfin trouvé son rôle, c'est la ministre en lui faisant un massage cardiaque qui le réanime. Entre temps, le mari avait eu la mauvaise idée de dire que dans le couple de lesbiennes, la plus âgée a été aussi sa maîresse. L'autre lui reproche d'avoir pu se laisser "rentrer dedans par ce type". Scènes. La ministre exulte, va chercher le révolver que le banquier avait amené puis caché et qu'elle a repéré dans une poubelle, quand retentit la sonnette de la porte d'entrée. Alexandra, la femme du banquier est là. Mais on n'en sait pas plus, on ne sait pas si la ministre la tue, en tout cas, elle en a l'intention.

C'est un film très plaisant, et vraiment sympa.

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Faute d'amour

Faute d'amour, drame de Andrei Zvyagintsev, Russie, 2017, 2h08.

Un enfant mal aimé, ou pas aimé du tout, des parents qui se détestent et regrettent d'avoir eu cet enfant. Chacun refait sa vie et ne s'occupe plus de lui. La violence de leurs rapports est telle que le gamin n'en dort pas et pleure jusqu'au jour où il disparaît. Alertée par la directrice de l'école qui s'inquiète de l'absence prolongée du garçon, la mère comprend sans doute la souffrance de l'enfant. Le père à son tour semble perturbé au point de s'intégrer dans des équipes de recherche qui existent pour ce genre de cas. La police n'est pas affectée par ce cas de disparition et pense d'abord à l'assassinat du garçon avant la fugue qui serait la cause de sa disparition. Bref, on assiste à la violence des rapports entre les gens en Russie et ça fait froid dans le dos. La première partie du film montre les rapports amoureux qu'entretiennent les parents chacun de leur côté et on se demande quand va être traité le cas de l'enfant. Un montage bizarre. La fin : chacun a refait sa vie, le mari rejette le nouvel enfant qui est né, la femme est avec son nouveau mari sans être marquée par la disparition quasi certaine de son enfant. 

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Un beau soleil intérieur

Un beau soleil intérieur, comédie de Claire Denis, avec Juliette Binoche et Gérard Depardieu, mais aussi Xavier Beauvois, Nicolas Duvochelle, etc.

Dès le début, on a l'impression d'entrer dans un livre de Christine Angot avec ses expressions, interrogations et sa révolte. Et elle a raison. L'artiste Isabelle jouée par Juliette Binoche, refuse de continuer une relation avec un homme qui ne l'inspire plus et lui demande de conclure assez vite lors de l'acte d'amour. L'homme se rebife et la magie est rompue une fois pour toute. Que faire pour trouver un amour apaisant, être amoureuse encore une bonne fois dans un idéal de relation assez impossible à obtenir auprès d'hommes qui ne cherchent pas la complicité qu'elle demande. Eternel problème de la rencontre de l'amour rêvé, de rêve, de l'idéal quand soi-même on se rebelle dans une société conformiste. Les mentalités ne changent pas beaucoup, il faut savoir s'ouvrir et attendre, ce que lui suggère le personnage joué par Gérard Depardieu, accepter de ne rencontrer que des hommes dont la banalité ne correspond pas avec sa nature créative avant de comprendre et trouver son chemin enfin. Peut-être. Un film magnifiquement joué, des personnages justes, une femme exigeante dont la liberté de pensée est incompatable avec les hommes de notre société contaminée par la peur de l'autre.

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