cinéma d'auteur

24 janvier 2020

L'art du mensonge

L'art du mensonge, drame de Bill Condon, E.U. 2019, 1h49, avec Helen Mirren, Ian McKellen, Jim Carter etc.

C'est une histoire d'arnaque. En l'occurrence, une femme pourrait en faire les frais. On voit d'abord Betty et Roy se rencontrer lors d'un rendez-vous. On ne s'étonne pas, on pense que c'est une rencontre Internet, on n'en sait rien. Distance plutôt que méfiance de la part de Betty.Tout cela paraît normal. Et puis second rendez-vous, elle paraît enthousiaste, prête à l'aventure, mais elle le laisse à la porte de sa maison. Au troisième, elle l'invite en se disant que c'est une occasion formidable d'être avec un homme et elle le pousse dans ses retranchements en lui présentant son petit-fils qui vit avec elle, précise-t-elle. Le bonhomme n'est pas content, il croyait que l'affaire allait se concrétiser. Il sait qu'elle a été professeur à Oxford et a hérité d'une petite fortune à la mort de son mari.  Lui qui croyait avoir ferré le poisson, c'est tout l'inverse qui se produit. En fait, elle a été l'appât à une chasse aux arnaqueurs, mais en plus Roy a été dans sa vie un personnage malfaisant. Il l'aurait violée lorsqu'ils étaient tous deux adolescents. Le film est monté comme un vaudeville, où la fin fait chuter Roy. L'art du mensonge aussi bien chez Betty que chez Roy atteint des sommets.

C'est un très beau rôle pour Helen Mirren, entourée d'hommes également performants, dont Jim Carter (le majordome dans Downton Abbey). A voir,

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It must be heaven

It must be heaven, comédie dramatique de Elia Suleiman, France, 2019, 1h37, avec Ali Suleiman et Elia Suleiman.

Le cinéaste cherche à savoir si une autre terre d'accueil existe. Il part en voyage en France, puis aux Etats-Unis, etc. Il se met aux terrasses des cafés et observe. A Paris, il remarque la légèreté et la beauté féminine, surtout, qui ose tous les goûts, mais on est à Paris, et il se met à une terrasse de Saint-Germain des Prés. Il n'a pas de choix réellement populaires, il tape dans la sophistication et pourquoi pas. Mais c'est un film très drôle, plein d'humour et de poésie, charmant, rafraîchissant et sympathique. Puis, finalement, il retourne dans son pays. La morale de l'histoire est qu'on n'est pas mieux que chez soi, quand on le peut. 

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07 janvier 2020

Les misérables

Les misérables, drame de Ladj LY, France, 2019, 1h40, avec Alexis Manenti, Damien Bonnard et Djebril Zonga.

Un commissariat où un nouvel inspecteur prend ses fonctions avec une patrouille de rue en voiture. On est à Montfermeil où Victor Hugo a situé "Les Misérables", son roman culte. Ce nouvel inspecteur venu de province découvre les méthodes violentes des flics, là où rien ne les disposait à entrer en conflit avec les gens de cette banlieue. D'abord une vérification auprès de jeunes filles qui attendent le bus et fument de l'herbe. Une des jeunes filles filme avec son portable ce qu'elle considère comme interdit. Le flic lui saisit le portable, le jette à terre et l'écrase. Puis il retourne à sa voiture et dit au nouveau: "voilà comment il faut faire ici" ou quelque chose d'approchant. Le film continue sur ce mode de domination sur les jeunes qui vont finir par se venger et on les comprend. Vie de banlieue chaude. Pour plus de justice ? ou plus de contrôle sur les personnes qui ne travaillent pas ? Les flics justifient leurs attitudes par le fait qu'eux seuls peuvent rentrer dans ces rues alors que dans d'autres banlieues, personne ne s'y aventure. 

Pour ceux qui vivent cela au quotidien, il y a de quoi réfléchir.

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02 décembre 2019

Downton Abbey

Downton Abbey, drame de Michael Engler, Royaume Uni, 2019, 2h02.

Pour ceux qui n'ont pas vu la série en plusieurs épisodes, il ne verra qu'un film sur la noblesse qui reçoit la reine. Pour ceux qui ont vu la série, il en va autrement. On retrouve les personnages les plus emblématiques, qui ont connu tout au long de la série des épreuves, tant au niveau du personnel de service que des personnages de la famille des chatelains. Ce film boucle les histoires de façon positive, tous les mariages prévus se réalisent, l'homo de service trouve en l'une des personnes de l'entourage des souverains un compagnon sûr. Le majordome reprend du service et retourne à sa retraite avec la femme qu'il avait choisi parmi les serviteurs mais qui était après lui la figure emblématique du service. Etc.Une histoire de prince et de serviteurs. Mais, ça repose. 

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soeurs d'armes

Soeurs d'armes, film de guerre de Caroline Fourest, France, 2019, 1h52.

C'est d'abord un village Yezidi tranquille, un champ de coquelicots où jouent une soeur avec son grand frère et le petit. Au village, le père et la mère. Soudain un garçon débouche de la rue et avertit que Daech arrive avec ses fous tueurs dont il faut se protéger. Les habitants comprennent très vite qu'ils ne vont pas s'en sortir, les hommes sont alignés et tués, les femmes triées et réparties par autocar et le village brûlé. La jeune fille est vendue à un lieutenant du commandant, un européen anglais, sanguinaire, qui a droit de vie et de mort sur elle. Cet homme partage une maison avec un autre couple dont la femme ne supporte plus cet Anglais et sera complice de son évasion. La jeune fille réussit à rejoindre les combattantes, s'intégre au groupe et part au combat. Son but : récupérer son petit frère qui a été enrolé et manipulé par le chef de Daech. Entre temps, elle revoit da mère et son frère dans un camp de réfugiés. Elle repart au combat. Ces femmes ont un entraînement sérieux, militaire, par des hommes de leur clan qui les respectent. Dans leur rang on trouve une Palestinienne, une juive, une algérienne entre autres. Elles portent sur elle une balle qu'elles se réservent au cas où elles seraient prises par l'ennemi pour éviter les tortures. C'est le cas de l'une d'elle qui est coincée dans une opération et se retrouve face à Daech. Elle se tue avec une grenade. Mais le combat continue jusqu'à trouver le commandant qui sera exterminé en ayant auparavant demandé au petit frère de se faire exploser avec sa ceinture. En revoyant sa soeur parmi les combattante, il ne déclenche pas la bombe. 

Film fort où les femmes sont sublimées.

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Le temps du ghetto

Le temps du ghetto, documentaire historique de Frédéric Rossif paru en 1961, France, 1h22. Vu au Reflets Médicis à Paris.

On ne l'avait pas revu depuis longtemps, car c'est le plus terrible qu'il soit. Moi je l'avais vu dans les années 70, il me semble. Il a été réalisé à partir des documents allemands trouvés en Allemagne de l'Est, en Pologne, en Israël et en France. C'est l'un des plus terribles qui soit, où les juifs sont battus à la moindre occasion, tués, laissés dans la rue, morts de faim, devant l'indifférence de ceux qui arrivent à survivre plus longtemps. Le ghetto de Varsovie, le plus inhumain, le plus grand, le plus incroyable. Les enfants qui sont attrapés à transporter des pommes de terre ou autres vivres sont obligés de vider leurs poches, et leur débrouillardise n'a d'égal que leur malheur, leur survie car la plupart sont déjà orphelins ou vont l'être. Les morts jonchent les rues, on les ramasse à la pelle mais ils sont dépouillés de tout ce qui peut se monnayer et donc sont souvent nus. Terrible.

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Warrior women

Warrior women, documentaire d'Elisabeth Castle et Christina D.King, EU, 2018, 1h05.

Madonna Thunder Hawk, une des fondatrice de l'American Indian Movement. Sa vie, ses luttes, pour le peuple natif, les indiens d'Amérique aujourd'hui. 

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L'angle mort

L'angle mort, drame de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic, France, 2019, 1h44, avec Isabelle Carré, Jean-Christophe Folly, Golshifteh Farahni.

Un homme, Dominique Brassan, emballe des guitares dans leur boîte en carton. C'est son job. Il a une vie simple, habite Place des Fêtes à Paris, voit une amie qui semble l'aimer sans que cela provoque chez lui des envies de stabilité affective avec elle. Tout cela paraît normal et à plus d'un titre sans histoire. Et c'est un peu là le problème du film. Puis on voit cet homme, qui au demeurant est noir, souffrir, se deshabiller, se pencher au-dessus d'un lavabo en émettant des sons de souffrance, et disparaître à notre vue. Puis, la caméra déambule dans les rues sans lui. On comprend qu'il est invisible. Tout cela ne le rend pas heureux, cet homme.Il rencontre sa mère qui lui demande s'il fait toujours l'invisible. Il utilise ce don un peu au hasard, on ne comprend pas pourquoi il décide de le mettre en pratique à un moment donné, à la grande stupeur de sa copine qui ne comprend pas ses disparitions soudaines, par exemple au milieu d'une fête. A la fin, il rencontre une guitariste aveugle incarnée dans ce rôle par Golshifteh Farahni, qui sent sa présence sans avoir besoin de le voir. Voilà. C'est parfois long, il n'y a pas d'action ou d'intention, on ne sait pas vers où l'on va, on suit l'idée romantique après tout de traiter de l'invisible, de l'indifférence des gens.

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29 novembre 2019

Thalasso

Thalasso, comédie de Guillaume Nicloux, France, 2019, 1h33, avec Gérard Depardieu et Michel Houllebecq, Maxime Lefrançois.

Dans un centre de thalasso, on voit ces deux personnages en train de s'infliger un traitement qu'ils ne supportent pas. Pourquoi sont-ils donc là ? Histoire d'une rencontre insolite entre deux personnes qui font rire au début. Mais très vite, ça tombe à plat, il n'y a aucun projet d'histoire, de film tout court et on se demande pourquoi ça dure si longtemps. Depardieu fait son cinéma, il fume en cachette dans un coin secret, boit du vin, fait l'inverse de ce qu'il doit faire. Houllebecq grogne, mécontent, vexé de subir les restrictions bien que sa femme que l'on voit au début lui dit que c'est pour son bien. Bref, une connerie.

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Mon chien stupide

Mon chien stupide, comédie de Yvan Attal, France, 2019, 1h46., avec Charlotte Gainsbourg, Yvan Attal et leur fils Ben Attal.

Si vous n'aviez pas lu le livre de Joe Dante, le film est à son image. On rit beaucoup et c'est un vrai bonheur. Yvan Attal est d'ailleurs quelqu'un de drôle qui a beaucoup d'humour.  Le film commence par une scène d'ennui où en tant qu'écrivain, il s'ennuie, ne trouve aucune idée valable, sa femme se bourre de médicaments, ses enfants n'en ont que faire de leurs parents quand soudain arrive un énorme chien rentrant par la fenêtre laissée ouverte qui donnait sur leur jardin. Très belle demeure, riche, témoin de ses droits d'auteur qui l'ont fait couler plutôt que s'épanouir en tant qu'écrivain. Le chien s'installe tout de suite sur le canapé en cuir marron. La femme se dit que si elle lui donnait à manger ou qu'elle lui faisait miroiter un repas, il la suivrait pour le conduire dehors. Manque de pot, le chien se laisse approcher de près, et d'un coup de patte, fait tomber le plat de gratin sur le canapé pour ensuite le manger goulûment au grand dam des parents interloqués. Rien n'y fera, le chien demeure dans la maison. Si bien que tous se divisent, partent dans tous les sens alors que l'écrivain se met à observer ce chien qui semble l'apprécier, lui. Ainsi naît un attachement à ce chien, le seul être vivant qui lui témoigne de la tendresse ou de la reconnaissance et qu'il décide donc de garder en dépit des menaces proférées par sa famille. C'est cocasse et amusant. On passe un bon moment à rire.

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