cinéma d'auteur

10 octobre 2019

Une grande fille

Une grande fille, drame russe, de Kantemir Balagov, 2019, 2h. Vu au Reflet Médicis à Paris.

Une histoire de l'après guerre, juste après les derniers combats en Russie, en 1945, à Léningrad. Deux femmes dont l'une mesure au moins 2 mètres, s'occupent des blessés et essaient de se guérir elles-mêmes de cette guerre où elles ont été envoyées sur le front pour aider les soldats à toutes sortes de choses, entre autres, en tant qu'accopagnatrices de leurs désirs. Dans cet hôpital, un des blessés qui ne ressent plus rien, son corps est mort sauf sa tête, demande à mourir car se considère comme bon à rien. Sa femme et lui demande la mort. Le médecin refuse de faire la piqûre et c'est la grande fille qui la fera. Quand elles étaient au front, elles faisaient office d'infirmères, de filles de salle, de filles à soldats. Naissaient des enfants qui mouraient et cette perte les traumatisaient. Si bien que de fausses couches en décès, elles ne sont plus très nettes. Elles vivent dans des appartements communautaires, font leur toilette dans des salles communes : des moments étonnants et dramatiques. Elles se font draguer par deux types qu'elles suivent et qui reviennent battus comme plâtre en en riant. L'un d'eux reviendra voir la plus petite et lui demander d'être sa femme. Il l'emmène voir ses parents qui vivent dans une demeure très confortable en dehors de la ville et qui reçoivent la fille avec une certaine distance surtout quand la mère demande ce qu'elle faisait au front et  connaissant leur fils qui change de femme comme de chemise. Ils la mettent en garde et le mec n'arrive pas à la convaincre de rester. Finalement, la fille, dépitée, repart à Léningrad. Elle demande au médecin de l'hôpital de faire un enfant à la grande fille, mais ça ne marche pas, elle n'arrive pas à être enceinte. Finalement, elles se retrouvent toutes les deux à devoir survivre coûte que coûte. 

Un film pour le moins étrange, difficile, lent et révélateur d'une ambiance qu'on n'imaginait pas. Rien que pour cela, ce film est une perle rare. 

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The Bra

The Bra, comédie de Veit Helmer, Allemagne, 2018, 1.30h. avec Predag Miki Manojlavic et Denis Lavant.

Tourné en Azerbaïdjan, dans des paysages extraordinaires, grandioses, près de Bakou. Le personnage qui va conduire pour la dernière fois le train est d'une grandeur d'âme telle qu'on ne peut pas ne pas voir ce film. Hélas, il ne passe plus à l'Espace Saint-Michel à Paris. Autre caractéristique : il n'y a aucun dialogue. Le film se décrit de lui-même et c'est une prouesse. Denis Lavant qui intervient comme un personnage sorti tout droit d'un cirque  habite un ancien wagon de chemin de fer dans lequel il collectionne toutes sortes de machines et invente une musique à partir des sons émis par des instruments imaginaires et inventés. Il succèdera comme conducteur au personnage principal, Nurlan. Or cet homme qui a une vie réduite à son travail où il y dort, rentre de temps en temps chez lui dans les montagnes, dans un village haut perché sur un opidum qui domine la vallée embrumée et les montagnes pelées. Une vision du monde, gigantesque, démesurée, une beauté vierge parcourue par des trains de marchandises pilotés par Nurlan jusqu'à sa retraite puis par son successeur joué par Denis Lavant. Un autre personnage, une femme, aiguilleuse, qui étend son linge sur des fils le long de la voie ferrée.  Et un enfant qui vit dans une sorte de niche, solitaire et abandonné, signale l'arrivée du train aux habitants vivant près de la voie qu'ils utilisent pour toutes sortes de choses : jouer aux dominos, étendre son linge principalement, etc. A son coup de sifflet, tout le monde remballe et le train passe. En contre partie de ce service, on lui donne à manger. Un jour, le train emporte un fil à linge où un soutien-gorge séchait et ce vêtement s'accroche à la machine. Nurlan le récupère et le garde. Quand il part à la retraite, on lui remet une médaille et un cadeau, une canne à pèche. Auparavant, il s'était mis en tête de se marier avec une jolie gardienne d'oies et de moutons, mais la mère de la jeune fille n'a pas voulu de lui parce qu'il n'a pas su soulever des poids (genre grosses boules en fonte avec un anneau) : c'était le test. Il repart avec ses cadeaux, dépité autant que le père de la jeune fille et elle-même. Le voilà qui rentre chez lui, dans une petite maison où il n'y a que son lit. Il décide le lendemain d'aller pécher, mais là aussi, une déconvenue : les pécheurs ne veulent pas qu'il se mette à côté d'eux. Il décide donc d'aller trouver la propriétaire du soutien-gorge. Commence alors une quête très drôle auprès des femmes qui étendent leur linge sur la voie ferrée et il en a même un souvenir sensuel d'une femme essayant le sien à travers une vitre lorsqu'il passait avec le train. Impossible de la retrouver. De femme en femme, mariée ou célibataire, sa recherche ne donne rien mais son imagination pour qu'elles essaient l'objet est très comique et parfois risquée.  Finalement, le gamin qui s'est fait jeter de sa cabane, l'accompagne et ils retrouvent le fil à linge qui porte une culotte de même textile que le soutien-gorge, mais au lieu d'essayer de connaître la propriétaire, il renonce et accroche le soutien-gorge au fil. Il repart dans ses montagnes suivi du gamin qu'il semble l'adopter. Au final, l'aiguilleuse retrouve son soutien-gorge dont elle ne comprend pas la réapparition. 

Des films de ce genre sont rares. Essayez d'en voir le plus possible : ils sont formidables de poésie et de bonté. Par les temps qui courent, on a besoin de réalisateurs de ce genre.  

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09 juillet 2019

Hiroshima, mon amour

Hiroshima, mon amour, pièce de Marguerite Duras, adaptée de Bertrand Marco, avec Fanny Ardant, seule en scène.

thèâtre des Bouffes Parisiens, rue Monsigny. (très beau théâtre, mais comme l'Espace Pierre Cardin où se produisait Isabelle Huppert, pas de climatisation !). L'actrice seule en scène, toute de noir vêtue (comme à l'accoutumée), tient près d'une heure; une voix off dialogue avec elle. Je ne reviens pas sur le sujet de la pièce, il est trop connu, mais on apprécie ici un certain rappel de l'horreur le 8 août à Hiroshima. 

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Mary said what she said.

Mary said what she said, pièce de théâtre où Isabelle Huppert, seule en scène tient une heure et demie face au public. Pièce de Darryl Pinckney et mise en scène de Robert Wilson.

Magnifique, on ne peut pas dire mieux. D'Isabelle Huppert, la performance est incroyable, phénoménale, une élocution digne des plus grands, sans répit et en plus elle danse et se donne entièrement habitée par son personnage. En plus, j'ai vu la pièce le 6 juillet à 16 heures, dans une chaleur absolue : la salle n'est pas climatisée, dehors, il faisait + de 30°C. Je me demande comment l'actrice a tenu le coup. 

C'est l'histoire de Mary Stuart, reine déchue qui va être exécutée. Je n'en dis pas plus.

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Parasite

Parasite, thriller du coréen Bong Joon-Ho, 2019, 2h12. Palme d'or à Cannes 2019.

S'il y a bien un film à voir, c'est celui-là. Partant d'un portrait de gens pauvres vivant d'expédients, habitant un entresol insalubre, l'auteur en fait les acteurs d'une histoire rocambolesque mais qui se tient avec une intrigue remarquable d'un bout à l'autre du film. La famille se compose de 4 membres, père, mère, fils et fille. Un jour, le fils reçoit une proposition d'un de ses amis qui lui propose de le remplacer dans un poste de prof d'anglais auprès d'une riche jeune fille. Son frère  par ailleurs dessine et peint des oeuvres très remarquée par sa mère qui en est fière mais mécontente de la prof de dessin. Le nouveau prof d'anglais introduit alors sa soeur comme art thérapeute. Le père n'ayant toujours pas de travail, le fils imagine que le chauffeur attitré de l'industriel n'est pas correct et fait en sorte qu'il soit renvoyé. Son père prend alors la place du chauffeur. Reste la gouvernante qui règne sur la maison et surveille tout. La famille imagine qu'elle doit partir pour laisser la place à la mère. Cette gouvernante est allergique aux pêches qui provoquent chez elle des crises de toux au point de ne plus pouvoir respirer. La fille, prof de dessin, lui envoie derrière sa tête des poils recueillis sur la pêche et la femme perd ses moyens devant la maîtresse de maison qui convient qu'elle est au plus mal et doit être remplacée (le père entre temps fait couler un produit rouge sur les mouchoirs jetés dans la poubelle, ce qui contribue à faire croire à un cas de turberculose aiguë). Donc, elle est virée. Arrive la mère et voilà la famille installée en à peine un mois de temps. L'industriel trouve que ces gens ont tous le même odeur, un peu celle qu'on sent dans le métro et leur en fait la remarque. Le père, chauffeur, en est très vexé. Un jour, les riches partent en camping tous les quatre. Du coup, la famille pauvre en profite pour faire une fête à tout casser et on se doute bien qu'il va y avoir un événement qui va arriver. Pas tout à fait celui qu'on attend, mais un autre et aussi celui qu'on attend.

Je vous laisse découvrir le reste du film, la partie la plus incroyable et la plus sophistiquée avec son dénouement digne des plus grands écrivains. 

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24 juin 2019

Un havre de paix

Un havre de paix, drame israëlien de Yona Rozenkier, 2018, 1h30.

Trois frères se retrouvent dans le kibboutz de leur père qu'ils viennent enterrer. On entend au loin des bombardements, des tirs. Le kibboutz est presque vidé de ses habitants, restent les anciens qui ne partent pas et quelques jeunes qui s'ennuient et se divertissent dans le pub du kibboutz. Les trois frères ont des expériences différentes. Le dernier n'a pas encore connu l'armée, la guerre qui a eu sur le premier d'entre eux un effet dévastateur puisqu'il est en état de choc post traumatique alors que l'autre pense que le petit dernier doit faire ses armes qui vont l'endurcir. Un portrait presque caricatural des habitants du pays toujours en état de guerre permanent aux frontières. Ce qui est émouvant car dans le même temps, deux soldats viennent annoncer à une famille qu'elle a perdu son fils. La dure réalité de ce pays qui contraste avec la vie à Tel Aviv ou même à Jérusalem. Et puis, il y a le testament du père qui bouleverse leur vie. Ils partent à la recherche de la grotte où sont déposés les membres du corps du père tel qu'il l'a voulu. il faut plonger dans la mer et entrer dans un long tunnel pour atteindre une cavité, ce que fait allègrement le dernier des fils alors qu'il manque d'entraînement, mais il réussit à trouver la caverne et les membres du père déposés sur un promontoire. Les deux autres le rejoignent et repartent vers le kibboutz. Quelque chose bouge parmi les pousses de maïs. Un sanglier qu'ils arrivent à rattraper et à tuer, puis à partager avec la communauté qui n'a rien de religieux et qui est menée par une ancienne femme, de grande taille, immense et costaud, une pionnière. A se promener dans ce havre de paix, ils rencontrent les autres jeunes ou autres enfants adultes qui passent le temps à s'enterrer dans le sable ...

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21 juin 2019

Greta

GRETA, Thriller de Neil Jordan, E.U. 2018, 1h38, avec Isabelle Huppert.

Film choc, absolument stressant, on en ressort très marqué. C'est l'histoire d'une femme qui laisse un de ses sacs très chics dans une rame de métro avec dedans de l'argent, une pièce d'identité, une plaquette de médicament et peut-être autre chose. La jeune fille qui va le trouver et qu'on voit le ramasser n'est autre qu'une serveuse de restaurant, très jolie, qui rapporte ce sac chez elle où sa co-locataire lui déconseille de le rendre. Oui, mais voilà, elle décide de se la jouer honnête et d'aller rapporter le sac à l'adresse indiquée. Situé dans une impasse des beaux quartiers de Manhattan, l'appartement de la propriétaire se présente comme un havre de paix où il fait bon jouer du piano et boire un thé sur des canapés confortables. Dès qu'elle voit la jeune fille, Greta (Isabelle Huppert) l'invite à boire un café et s'intéresse à elle, apprend qu'elle a perdu sa mère, lui demande son numéro de téléphone, etc. Commence alors à partir de là, une poursuite incessante. Greta exige que la jeune fille lui réponde, elle invite Frances à un dîner chez elle qui découvre une armoire où d'autres sacs attendent d'être déposés à leur tour pour attirer ses victimes. Frances comprend et s'en va, décidée à ne plous la revoir, sauf que c'était sans compter avec les obsessions de Greta qui va la harceler, se planter devant son restaurant jusqu'à ce qu'elle appelle la police qui lui dit ne pouvoir rien faire. Elle la poursuit nuit et jour, téléphone sans cesse, fait une scène épouvantable dans le restaurant en l'appelant "chérie", lui interdit de l'éviter car elle l'aime. Greta campe un personnage de folle totale, délirante, obsessionnelle, déterminée. La co-locataire de Frances lui conseille d'aller la voir pour la raisonner. A ce moment-là, Greta lui faire boire un café drogué et l'enferme dans la cagibi situé derrière le piano. On ne la trouvera plus. Un détective est sur sa piste lancé par le père de Frances. Malheureusement, il se fait tuer par Greta qui n'est pas dupe lorsqu'elle le voit et l'enferme dans une horrible cave où se trouvent d'autres cadavres. C'est alors que rentre en jeu la co-locataire de Frances qui joue les ingénues à son tour et rapporte un sac à Greta qui lui offre un café, sauf que là, elle arrive à neutraliser Greta en mettant dans son café une dose mortelle de drogue. Elle va ensuite découvrir Frances dans le cagibi et la police arrive. Fin du cauchemar.  Performance d'Isabelle Huppert une fois de plus dans un rôle jusqu'auboutiste, comme on l'a déjà vue dans Chocolat de Chabrol par exemple. Tous ses rôles sont effrayants et c'est à se demander qu'elle est cette part d'elle-même qu'elle évacue à chaque fois.

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04 juin 2019

Le jeune Ahmed

Le jeune Ahmed, drame des frères Dardenne, 2019, 1h24. Film primé à Cannes.

Ahmed, 13 ans, prie, s'isole, emporté par ses croyances excessives, retrouve son immam régulièrement qui le conseille. Une professeure veut donner des cours d'arabe pour se débrouiller dans le quotidien. Il la traite d'apostat car il faut apprendre l'arabe uniquement pour lire le Coran. De là, vont découler des attitudes que même l'immam réprouve en citant un verset du Coran où il est dit qu'il faut tuer l'impur si c'est une période de djihad. Or le gamin ne veut rien savoir, et tente de tuer. L'immam entraîne le gamin à la police qui le retire de la circulation. Il est mis dans une ferme avec un éducateur dédié qui le suit pas à pas. Il semble s'intégrer aux travaux de la ferme, donner à manger aux animaux, etc, en même temps qu'une jeune fille qui comme lui est surveillée. A un moment, elle l'embrasse sur la bouche. Ce qui le met hors de lui et se sent impur. Dans sa famille, frère et soeur ainsi que la mère sont mis à l'épreuve. Il traite sa mère d'alcoolique et refuse toute marque de tendresse. Rebelle jusqu'au bout. Finalement, au cours d'un transit, il s'échappe et rejoint l'arrière de la maison de la professeure avec beaucoup de mal mais tombe d'un toit et cloué au sol. Elle le retrouve et à ce moment-là, parce qu'elle le sauve, il lui demande pardon d'avoir essayer de la tuer, alors qu'il a encore sur lui un crochet avec lequel il semblerait qu'il avait encore envie de passer à l'acte.

Film très fort et impressionnant, à l'atmosphère oppressante. 

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Passion

Passion, drame japonais de Ryusuke Hamaguchi, 2018, 1h55. 

film très contemporain autour des problèmes de couples. Des amis se rencontrent et un des trois couples annonce ses fiançailles. Le dîner terminé, les femmes rentrent chez elles mais les trois hommes décident d'aller visiter une ancienne amie commune.  Chacun d'entre eux révèle ses instincts face à cette jeune femme célibataire et libre de ses choix sexuels. Deux d'entre eux vont la revoir et l'un la prendra de force. Film à l'approche assez lente mais efficace curieusement.  

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24 mai 2019

Douleur et Gloire

Douleur et Gloire, drame de Pedro Almodovar, Espagne, 2019, avec Antonio Banderas, Pénélope Cruz pour les plus connus.

La vieillesse du personnage est évoquée à travers ses incapacités à se déplacer, ses douleurs, son retrait du monde, son indifférence face à ce qui autrefois l'animait d'ambition. Aujourd'hui, il est vieux, se laisse porter par l'eau. Il apparaît dans une piscine en train de se laisser bercer selon le principe d'Archimède. Dans l'eau, il entend les chants que sa mère et les femmes du village chantaient en étendant le linge sur les arbustes près de la rivière. Une référence à une vie simple, pauvre, mais commune, où sa mère et lui vivaient dans une cave creusée dans la craie. Son mari qui les avait précédés dans le village n'avait pas trouvé mieux. Le personnage vieillissant est incarné par l'acteur fétiche, Antonio Banderas, qui reçoit un acteur du film qui avait fait de lui un personnage en vue. Cet acteur avec lequel il était brouillé ne comprend pas cette invitation, il arrive d'ailleurs avec de l'héroïne qu'il sniffe et le cinéaste a envie d'essayer. Si bien qu'il devient dépendant et les flash back se multiplient. Il revoit sa mère en train de refaire cette cave et de l'adapter à une vie meilleure. Un garçon vient l'aider. Il est analphabète et elle lui propose de lui apprendre à lire en échange de travaux dans la maison. Le cinéaste, gamin, s'occupe de lui et en échange, le garçon le dessine car il est doué. Ce dessin; le cinéaste le retrouvera dans une galerie où il est exposé parmi d'autres oeuvres d'inconnus. Il l'achète.en souvenir de cet épisode de sa jeunesse. On file ainsi de scènes en souvenirs. Un film introspectif. A voir pour ce cheminement inattendu.

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