cinéma d'auteur

17 mars 2017

Personnal Affairs

Personnal Affairs, comédie dramatique de Maha Haj, Israël, 2016, 1h28.

Un couple dans la soixantaine s'ennuie. Ils sont palestiniens  Lui est ronchon, macho, adepte d'internet, elle se réfugie dans le tricot. Aucune gaîté. Leurs trois enfants n'ont pas l'air plus heureux et vivent des situations de compromis, aussi bien entre eux qu'avec le pays, ses frontières et ses interdits. 

La fille enceinte de son mari mécanicien habite avec lui à Ramallah, femme possessive, exigeante, ne laisse pas son mari tranquille une minute, qui lui rêve de la mer comme d'un paysage inatteignable. Un jour, une femme metteur en scène le désigne comme étant la personne qu'elle recherche pour un film et d'emblée l'engage. Mais lui dit-il, je ne peux aller à Haïfa, je n'ai pas de laisser-passer. Le lendemain, le chauffeur l'embarque et ils franchissent le check-point sans problème.Passant près d'une plage, le mécanicien émerveillé fonce dans la mer, son rêve de toujours. Pendant ce temps-là, sa femme garde sa mère qui a perdu la tête et qu'il faut enfermer de peur qu'elle ne s'aventure à l'extérieur de la maison, dans la rue.  

Le fils aîné du couple vit en Suède où il a acquis une cabane au bord d'un fjord ou d'un lac et demande à ses parents de venir le rejoindre pour changer de vie. Ils y vont, mais finalement ne changent pas de vie. Elle tricote tout le temps, lui est devant son écran. Avant de rentrer au pays, le mari dit à la femme : veux-tu que nous divorcions ? La femme répond : j'aime mieux que cela vienne de toi. Puis, enfin, le mari repose sa tête sur l'épaule de sa femme, plein de tendresse. Elle sourit.

Le troisième enfant du couple, un fils. Sa copine est éprise, lui non. Un jour, ils vont à Jérusalem. Arrêt à un check-point, impossible de passer, il leur faut attendre ou prendre une autre route. Contrôle des papiers. Le militaire demande : qui est la fille et qu'est-elle pour vous ? Le mec lui répond, c'est une amie. Après bien des discussions, la fille s'énerve, sort de la voiture et crie à qui veut l'entendre, ah je ne suis qu'une amie, eh bien, on va voir ça. Les soldats l'arrêtent pensant qu'elle veut provoquer un attentat. Du coup, le couple est retenu au poste, interrogé l'un après l'autre. A lui, on lui demande : qu'allez-vous faire à Jérusalem, il répond : on va danser le tango. Rires du soldat incrédule. La fille dit la même chose. On les rassemble dans une même cellule et les soldats les observent. Au bout d'un très long moment, le couple fait la paix et se met à danser le tango sous les yeux éberlués des soldats.

Un film hilarant et très féminin.

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02 mars 2017

Description d'un combat.

Description d'un combat,  de Chris Marker, 1961. Texte dit par Jean Vilar. 57 minutes.

Le pays, Israël en 1960. Le pays du rêve, pas pour longtemps. Douze ans après son indépendance, le pays est revisité par Chris Marker. Un long périple commence sur les traces laissées par les guerres, les traces de civilisation, les habitants encore joyeux. C'est un long poème dit par Jean Vilar dont le ton sera repris beaucoup plus tard par Frédéric Mitterrand quand il racontait ses films. Autant dire qu'on ne retient pas grand chose parce qu'on se laisse bercer par le rythme lancinant et monocorde. C'est à la fois fascinant et terrible quand la voix se porte sur des sujets dramatiques tels que l'Exodus, les Kibboutz, les enfants d'Israël enrégimentés et insouciants où (je le reprends) Israël "son existence, sa liberté, c'est l'enjeu du premier combat. C'était le temps des miracles. Mais les miracles meurent avec ceux qui les ont vus.". Chris Marker dit "Devenir une nation comme les autres, c'est acquérir le droit à l'égoïsme des nations, à leur aveuglement, à leur vanité de nations. Mais toute l'histoire d'Israël s'est élevée d'avance contre une force qui n'est que la force, une puissance qui n'est que la puissance. La force et la puissance ne sont  elles-mêmes que des signes. Et la plus grande injustice qui pèse sur Israël, c'est peut-être de n'avoir pas le droit d'être injuste". Que dire de plus. Il faut voir le film. C'est tout.  

 

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Pandora

Pandora, drame d'Albert Levin, E.U., 1951, 1h50, avec Ava Gardner.

Dans un petit port, en Espagne. Pandora est une femme fatale qui attire le regard des hommes. Elle est riche et vit dans le luxe. Epoque de l'après-guerre où l'on a peur des revenants, de la punition. Mais l'Espagne est le pays du flamenco et des Gitans, de la corrida et des toreadors dont l'un d'eux est encore amoureux d'elle, fou, jaloux et possessif. Un coureur automobile est l'ami de Pandora à qui elle demande de lui prouver son amour.  "Jusqu'où iriez vous pour me le prouver ?". Sa voiture. Il la fait tomber dans la mer du haut d'une crête, face à un voilier qui est là depuis quelques temps sans bouger et qui intrigue Pandora. Que fait ce bateau ici ? Plus tard, se promenant sur la plage, elle décide de le rejoindre à la nage, se deshabille et va le rejoindre. Elle arrive nue et cherche le propriétaire qu'elle trouve dans l'antre du bateau en train de peindre un portrait de femme qui lui ressemble. Le propriétaire est un Hollandais qui cherche Pandora. A son tour le toréador est mis à l'épreuve de l'amour et va dans l'arène à l'occasion d'une corrida et meurt sous les cornes d'un taureau. C'est un film sur la puissance de l'amour qui finit dans un drame. Le capitaine du bateau entraîne Pandora au large pour mourir ensemble sur le bateau et ainsi mettre fin à l'immortalité. La puissance du film tient dans l'intrigue mais surtout sur l'éclairage de Pandora où elle apparaît sous des traits magnifiés et irréels tels que l'ambiance du film le veut, chargé de mystères et d'irréalité.Un film puissant et magnifique.

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Vivre sa vie

Vivre sa vie, drame de Jean-Luc Godard, France, 1962, 1h40., avec Anna Karina.

En une quinzaine de tableaux, le cheminement d'une jeune fille qui court à sa perte. Dans ce Paris des années 60, l'avenir des jeunes n'est pas meilleur que celui d'aujourd'hui. S'il y a du travail, c'est un travail très peu payé et d'ailleurs cette jeune fille qui est vendeuse dans un magasin de disques ne le sait que trop bien : elle ne peut pas payer son loyer et se retrouve à chercher un abri. Paris est une ville noire, les bâtiments sont sales, les rues sont vides, peu de voitures, on est encore dans l'après-guerre, l'air de rien. Les mentalités sont étriquées et la jeunesse impatiente, comme toujours. On est encore dans un langage poli et bienveillant, les gens sont éduqués. Les gens parlent bien mais il n'empêche qu'ils sont tout aussi tordus, sinon plus que maintenant où la violence des rapports est dans un quotidien inquiétant. Alors, cette jeune fille n'arrive pas à se faire prêter l'équivalent de 20€ pour payer son loyer. Elle va donc coucher avec un mec pour passer la nuit. Elle rencontre une de ses copines qui tapine et de fil en aiguille on la voit se mettre sur le trottoir avec un protecteur qui la surveille. Mais voilà qu'elle tombe amoureuse et veut quitter son mac et le trottoir. Elle finit dans le caniveau, le mac l'ayant vendue à d'autres. Comme elle ne veut rien entendre, elle prend la balle qui était destinée à son ancien mac. Ainsi finit la vie de cette jeune fille qui voulait vivre sa vie.

 

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23 février 2017

A paesa di Calabria

A paesa di Calabria (un village de Calabre), film de Shu Aiello et Catherine  Catella, Ialie, 2016, 1h40.

Quel beau film sur la fraternité des peuples. C'est l'histoire d'un village de Calabre délaissé par ses habitants les plus jeunes en âge de travailler et où les anciens dominent en nombre. De belles personnes et des petites vieilles fragiles. Beaucoup de maisons sont abandonnées. Un jour, raconte un ancien, son fils lui ramène 10 hommes dans la nuit qui avaient débarqué sur la plage avec un bateau. Certains sont restés, d'autres sont partis. Mais ceux qui sont restés, accueillis chaleureusement, ont restauré les maisons abandonnées et ont travaillé. Un en particulier, charpentier, s'est très vite intégré, a parlé italien, vécu avec une famille. Depuis, de nombreux rescapés de la tourmente des guerres en Afrique et au Moyen Orient sont arrivés, comme les premiers il y a 10 ans. Certains restent au village, d'autres partent vers les grandes villes. Mais ils restent le temps de se refaire une santé, d'apprendre la langue et les coutumes, de s'adapter. Ils sont tous reçus avec bonheur car ils redonnent de la vie au village. Ce fils qui avaient ramené à son père les premiers rescapés, est devenu le maire du village et lutte contre la mafia qui trouve dans cette main d'oeuvre un moyen de se faire de l'argent. Ce courageux maire s'est porté partie civile en face de cette mafia. Une femme géniale apprend l'italien aux enfants avec un dévouement et une patience remarquables. Ils apprennent en chansons et dessins. Toutes les semaines, la fanfare du village passe  et anime les rues devant les regards éberlués des nouveaux habitants à qui le village apporte nourriture et éducation, religion et protection. Il y a des défilés de la vierge, des baptêmes. Chacun trouve ce qui le rassure. Rien n'est obligatoire, mais tous se plient à une certaine tranquillité après avoir subi dans les camps où ils sont passés, violence, viols et qui ont côtoyaient la mort sur les bateaux de fortune, lancés sur la mer au grè du courant. Les pauvres apportent des savoirs faire, des chants, de la culture, alors que les riches ne sonnent pas un crouton de pain. C'est l'un des anciens qui disaient cela. Quel beau film en ces temps douloureux.

Il faudrait qu'il passe aux heures de grandes écoutes sur les chaînes de télévision. 

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Mountain (Ha'har)

Mountain (Ha'Har), drame de Yaelle Kayam, Israël, 2015, 1h23).

Une famille israëlienne, très religieuse et orthodoxe, vit près du cimetière de Jérusalem. La femme, pieuse, est mère de plusieurs enfants. Son mari est très occupé par des fonctions religieuses et associatives. Elle se promène régulièrement dans le cimetière, fume une cigarette, rentre préparer le dîner, s'occupe de ses enfants et attend son mari qui rentre de plus en plus tard. Elle désespère. Un soir alors qu'elle se promène parmi les tombes, elle entend des bruits et s'aperçoit qu'un couple fait l'amour sur une tombe. Elle se cache et regarde, puis s'en va discrètement. En revenant chez elle, elle remarque que des rats circulent. Quand son mari rentre, elle lui demande d'apporter de la mort aux rats. Il oublie plusieurs fois puis revient avec une boîte qu'elle utilise. Le lendemain, elle trouve un rat mort. Elle retourne au cimetière le soir, mais manque de chance, elle se fait remarquer par les types qui surveillent les prostituées, lui courent après et l'arrêtent. Ils se moquent d'elle, les filles aussi, mais tous la laissent repartir. Le lendemain, elle revient les voir et leur apporte à manger. Petit à petit s'installe une relation d'indifférence de la part des proxénètes qui la laissent tranquille, bien contents de manger gratuitement. Les filles par contre lui demandent ce qu'elle vient faire là. Elle ne répond pas, mais rentre chez elle et le lendemain, va au bain rituel, prépare un lit commun pour retrouver la tendresse d'un mari qui finalement lui tourne le dos, fatigué de sa journée. Tous les jours qui suivent, la scène se répète. Alors, elle décide de se servir de la mort aux rats. Elle prépare deux marmites identiques et verse la poudre dans l'une d'elle. Arrive le mari, toute la famille dîne, elle ne touche pas à son assiette et ne manqge que du pain. La nuit, elle sort et va porter une autre marmite aux prostituées et proxénètes. Le film s'arrête et on se demande qui a-t-elle tué, la famille ou les autres ? Malaise. 

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3000 nuits

3000 nuits, drame de Mai Masri, Liban, 2015, 1h43.

Une jeune fille arabe israélienne est mise en prison à la suite d'un attentat auquel elle est supposée avoir participé. Le drame se passe en Israël, dans une prison du pays où se côtoient des prisonnières juives et arabes. Le film commence par l'arrestation de cette femme qui n'avait fait que secourir un blessé au bord de la route. Mais là, elle commet une faute aux yeux de la police intransigeante, le blessé était le terroriste présumé, auteur de l'attentat et responsable de la mort de plusieurs personnes. Devant le tribunal, elle n'a aucune chance tant qu'elle n'a pas prouvé le contraire, ce qui est impossible. Donc, elle est condamnée à plusieurs années de prison. Arrivée à la prison, elle intègre le groupe des Palestiniennes, vêtues de blouses bleu foncé, ce qui les distingue des Juives habillées avec leurs propres vêtements. Elle entame une grève de la faim devant l'injustice qui lui est faite, puis se découvre enceinte de son mari qu'elle a le droit de voir uniquement pour lui demander s'il est d'accord pour l'avortement car elle ne peut pas garder l'enfant en prison. Comme le mari consent, elle résiste et veut garder l'enfant en dépit du règlement. Mais voilà. Parmi les femmes de son "clan", une vraie terroriste, résistante, doute de son honnêteté et lui demande quel prix elle a consenti à payer pour faire fléchir la direction. De fait, elle a la lourde tâche de dénoncer les faits et gestes de cette femme, en contrepartie. En face deux Juives junkies et trafiquantes de drogues veulent lui faire la peau. C'est un combat journalier fait de mesquineries et de violences gratuites, racistes et méchantes. La jeune femme résiste, accouche et garde son enfant dont la venue est une vraie alternative à ce quotidien insupportable où se créent des relations pourtant improbables entre la maman et la plus méchante des junkies : celle-ci est secourue alors qu'elle fait une overdose. Une leçon d'humanité donnée par la Palestinienne qui est à la fin libérée et échangée avec ses semblables contre des prisonniers israéliens. Elle aura fait 3000 nuits et retrouvera son fils qui entre temps lui avait été repris et confié au père à l'âge de deux ans. Un film fort et salutaire sur la condition humaine..  

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16 février 2017

Compte tes blessures

Compte tes blessures, drame de Morgan Simon. France 2016, 1h20.

Chanteur post-hardcore, le jeune homme hurle dans un micro pour un public connaisseur et comme lui, enragé. Ce chanteur, tatoué de la tête aux pieds, arbore avec ostentation les tatouages que lui fait son ami, l'un des 3 musiciens du groupe de musique et avec lesquels il passe tout son temps. Orphelin de mère, il ne supporte pas son père, un poissonnier qui fait les marchés, et qui amène un soir sa nouvelle compagne, alors qu'il devrait respecter le temps du deuil, tel que son fils aimerait vivre. Au lieu de rejeter cette femme, il nourrit une pulsion sexuelle dévorante à son égard qui n'a pas échappé à la jeune femme, instable et prête à l'aventure. Le film fort sur la douleur, la passion, la jeunesse. Un très beau film sensible. 

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14 février 2017

Silence de Martin Scorsese

Silence, drame de Martin Scorsese, E.U. et Japon, 2016, 2h41.

On se demande comment les gens peuvent avoir la foi après avoir vu ce film. Mais la foi, on l'a ou non. Cependant, être lucide, cela vaut mieux et c'est ce qui se passe dans ce film où les prédicateurs, pour rester en vie, mettent de côté la foi qui les a fait devenir ce qu'ils ont été et qu'ils cessent d'être lorsque leur vie est en danger. Or c'est toute l'histoire. Le Japon n'aime pas accueillir les étrangers, c'est légendaire. Cependant, ici on montre le pouvoir qu'engendre la croyance en un être invisible et unique, un Dieu, dont le fils s'est sacrifié pour rayer les péchés du monde. Il suffit donc de se confesser, et le paradis est à portée de mains. Un pouvoir immense se concentre entre les mains des prêtres qui n'ont devant eux qu'un peuple d'idôlatres qui ne veulent que le paradis et se confesser car leurs péchés les angoissent. En ayant recours aux padres, ils rejoindront le paradis dans la communion et l'expiation. Je ne sait pas si c'est romantique, mais c'est ce qui échappe au pouvoir des seigneurs féodaux japonais qui usent de vie ou de mort sur leurs sujets. Ces seigneurs vont donc user de ce droit sur quiconque leur fait concurrence. Et c'est ce qui arrive aux prédicateurs dont le premier d'entre eux a eu la vie sauve parce qu'il a accepté d'étudier et d'intégrer le bouddhisme. Il eut droit à une femme et des enfants en dédommagement. Quand il voit arriver le survivant de l'expédition tentant de le retrouver, il lui demande d'apostasier sur le champ sans hésitation car la culture bouddhiste est riche d'enseignement. Hormis les massacres sanglants, les supplices les plus incroyables, le monde japonais du 17è siècle connaît un raffinement et une sagesse supérieure doublée d'une incroyable brutalité. Et les deux malheureux prédicateurs ne pouvaient pas faire le poids. L'un meurt atrocement en tentant de sauver des malheureux chrétiens mis à mort et noyés sous leurs yeux. L'autre rejoint celui qu'ils étaient venus chercher et se range à ses côtés. Il est marié à une jeune mère veuve avec laquelle il restera jusqu'à la mort, sous l'oeil inquisiteur incessant des autorités. 

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26 janvier 2017

TIKKOUN, un film d'Avishai Sivan.

Tikkoun, drame d'Avishai Sivan, Israël, 2015. en NB, 2 heures.

L'ambiance est donnée d'emblée. Un bovin entre dans un couloir au bout duquel il est abattu selon les méthodes rituelles juives. La bête est ensuite vidée de son sang, accrochée à des tinets et hissée pour terminer le travail de préparation de la carcasse. On est à Jérusalem, dans le milieu orthodoxe juif. Haïm-Aaron, le fils du boucher, part très tôt le matin, avant la levée du jour, étudier dans une yeshiva. Ses aptitudes et sa dévotion font l'admiration de tous. Cependant, comme il s'impose un jeûne très suivi, un matin, il perd connaissance. Affolement dans l'école, les secours arrivent, rien n'y fait, le jeune homme est considéré comme mort. Son père intervient, déterminé à redonner la vie à son fils, il lui fait un massage cardiaque si efficace que le jeune homme revient à la vie. Le miraculé est encensé. Cependant, sa vie est bouleversée et il s'ouvre à la curiosité du monde qui l'entoure alors qu'il avait été jusqu'à présent tourné entièrement vers l'étude. Ce qui l'entraîne de fil en aiguille à regarder son corps et ses désirs, les filles et leurs secrets qu'il va essayer de percer au grand dam de ses pères et des rabbins qui l'examinent d'un oeil réprobateur. Ses expériences ne l'entraînent pas vers l'extase et il écrit toutes ses réflexions dans une sorte de cahier qu'il cache entre les planches de son bureau à l'école. Son père très inquiet est perturbé. Son fils n'étudie plus de la même manière, devient mystérieux et l'ambiance familiale se dégrade d'autant que ses soeurs et elles sont nombreuses ne comprennent pas ce qui se joue. Le père, nerveux, n'arrive plus à tuer sereinement ses bêtes si bien qu'une fois le bovin n'a pas été tué de façon efficace et gigote encore lorsque l'oprération finie, on constate que la bête n'est pas casher, c'est-à-dire conforme. Du coup, le père ne veut plus tuer d'animaux, va lâcher ses bovins dans la nature. Par un concours de circonstances, ses vaches se retrouvent sur une route (il faut dire qu'en Israël, les distances sont très courtes) où un véhicule en percute une et percute aussi le jeune homme qui errait dans le coin. Il se relève et va mourir chez lui, dans son lit. 

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