cinéma d'auteur

10 juillet 2017

Vers un destin insolite sur les flots bleus de l'été.

Vers un destin insolite sur les flots bleus de l'été. Comédie dramatique de Lina Wertmüller, Italie, 1974, 1h56.

Une riche bourgeoise loue un voilier avec capitaine et matelots pour une croisière autour de l'Italie et des îles environnantes. Quatre couples  se partagent le quotidien fait de farniente et de parties de cartes. Ils parlent de politique, se chamaillent. Les femmes se dénudent volontiers devant les yeux exhorbités des marins, machos, communistes, et peu habitués à être confrontés à ce type de personnes. Un jour, une expédition est programmée pour aller visiter des grottes. La femme qui a loué la croisière n'est pas prête et préfère se prélasser, mais au bout d'un moment, elle demande au capitaine de mettre un canot à l'eau et de lui donner un matelot pour la conduire à l'île. En chemin, le matelot lui recommande de faire demi tour, la nuit va tomber, la tempête se lève. La femme ne veut rien entendre. Le canot tombe en panne, la femme exaspérée. Ils passent la nuit en mer, en panne. Le matelot tente de pécher au bout de la deuxième journée, attrape un poisson qu'il dépèce pour l'offrir à la femme qui dégoûtée le jette à la mer. Ils ne sont pas repérés par des bateaux qui passent au loin, lorsqu'une terre se profile à l'horizon. Ils débarquent dans l'île, mais elle est vide d'habitants. Là commence un jeu où le marin tire son épingle du jeu : il sait se débroiuiller pour survivre, qu'en sera-t-il de la femme qui rejette tout. Le marin est loin de pouvoir la séduire, il emploie la force et l'entraîne dans son délire sexuel amoureux, la rendant dépendante et amoureuse, lui jurant un amour éternel qu'il met à l'épreuve en signalant leur présence à un bateau qui passait non loin de là, en allumant un feu nourri. Mais voilà, la riche bourgeoise se plie aux normes et rejoint son mari, laissant le marin dans son milieu.

un film qui retrace une époque où les rapports hommes femmes étaient d'une inégalité criante, où le divorce n'existait pas encore en Italie, pays où la morale de l'Eglise était toute puissante, les machos et la jalousie allaient de pair avec une société qui essayait de s'aligner économiquement avec les autres pays de l'Europe.

Posté par philou89 à 17:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Un jour nouveau

Un jour nouveau, drame de Reza Mirkarimi, Iran, 2014, 1h24.

Un chauffeur de taxi embarque une cliente qui montre des signes de souffrance : blessée et enceinte, elle semble plutôt avoir reçu des coups. Elle lui indique le chemin pour un hôpital qui n'existe pas. Le chauffeur de taxi est d'emblée décontenancé par les propos-mêmes de la femme qui dit connaître un médecin dans ces lieux-là. Enfin, ils arrivent à l'hôpital où elle lui demande de l'accompagner jusqu'au bureau  car elle ne veut pas entrer seule de peur qu'on lui prête une mauvaise réputation. Loin de l'envoyer dans les roses, le chauffeur de taxi la prend en charge réellement, remplissant les papiers, attendant que les soins lui soient prodigués, etc. Il y passe la nuit. Les médecins, notamment une femme qui dirige, lui demande des détails qu'il ne sait pas donner, ou devient muet faute de réponse. Les femmes le regardent de manière dubitative, pensant que cet homme est nul comme le sont beaucoup d'hommes dans ce pays au point que la chef de service lui dit que l'Iran est un paradis pour des hommes comme lui. Les urgentistes ont constaté que la femme avait été battue et qu'elle souffrait. Une fois, le bébé né, la femme meurt. Le taxi repart chez lui, mais revient dans la nuit, guette les femmes de garde, s'introduit dans la pouponnière et prend le bébé qu'il emporte dans un sac. Lui qui n'a jamais eu la chance dans sa vie d'être dans la salle d'attente d'accouchement, il saisit sa chance : il emporte les preuves du passage de cette femme, emmène son dossier et le bébé chez lui. Un cadeau pour sa femme. Un film qui en dit long sur la condition fragile de la femme en Iran pour peu qu'elle soit fragilisée par son milieu.

Posté par philou89 à 16:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

La Madre

La Madre, drame d'Alberto Morais. Espagne 2016, 1h29.

Un garçon de 14 ans se débrouille pour trouver à manger tous les jours et accepte les sandwichs de ses copains de collège dont l'un d'entre eux est un indéfectible ami. Rentrant chez lui, sa mère arrive sans lui dire bonjour, va sur le lit, se deshabille et ne répond pas à ses questions concernant l'emploi dont elle lui avait parlé. On sent bien que le désespoir est au rendez-vous sans pour autant peser sur le moral du jeune homme qui ne désespère pas. Et pourtant, les éducateurs qui le cherchent, la directrice du collège qui essaie d'en savoir plus, rien ne l'arrête jusqu'à ce qu'il comprenne par lui-même que rien n'est facile. Il va fureter du côté de la famille de sa mère qui le rejette tout en lui permettant de travailler. Il fait alors connaissance avec une femme qui tient un commerce et lui fait confiance, à tord, puisqu'il la trompe en la volant. Rien n'étant plus possible, il retourne chez sa mère et comprend que le foyer qu'il a déserté est  le seul endroit possible pour lui et de fait, il y retourne. Drame saisissant qui montre qu'il n'y a pas que les dérives de la drogue qui plonge une famille dans la misère morale, mais bien d'abord, un désert affectif. 

Posté par philou89 à 12:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 mars 2017

Zona Franca

Zona franca, drame de Georgi Lazarevski, France, 2015, 1h40.

La Terre de Feu, une terre d'aventure rêvée par les touristes qui viennent faire du trecking et n'ont que faire des gens de cette terre. Eux luttent pour leur pouvoir d'achat et manifestent contre le prix du gaz qui augmente alors que sont creusés de nombreux puits d'extraction de gaz de schiste. Ces nouveaux puits cassent le pays en sous-sol et lorsqu'ils l'auront épuisé, ils seront fermés et le pays sera à terre une fois de plus. Le pays a été saccagé tout au long de l'histoire des hommes qui l'ont colonisé : morts de milliers d'Indiens  dans les mines, et mort de milliers d'ouvriers dans les grands abattoirs et les frigos qu'on voit en ruine. Des friches industrielles devant ce si beau pays aux remarquables paysages, ceux qu'on ne voit pas dans les documentaires et c'est à ce titre que ce film se veut exemplaire. Mais les pauvres, personne ne les voit, personne ne veut les entendre, en tout cas pas les touristes qui refusent de se laisser entraîner dans une réflexion sur la vie de ces gens simples. 

Posté par philou89 à 18:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 mars 2017

Le secret de la chambre noire.

Le secret de la chambre noire, film fantastique et de fiction, de Kiyoshi Kurosawa, japonais-français, 2016, 2h11. Avec Tahar Rahim, Olivier Gourmet, Florence Rousseau, Mathieu Amalric, Malik Zidi, Vaérie Sibilia.

Stéphane, un photographe vit son métier de façon obsessionnelle, demande à sa fille de tenir des pauses interminables car il expérimente ou plutôt essaie de refaire le parcours d'un photographe qui utilisait les premières techniques de daguerréotypes. Et lui veut immortaliser les portraits sur des grands formats ce qui demande à la jeune fille des efforts surhumains. Son assistant vieillissant ne peut plus suivre le rythme et les efforts. Le photographe est forcer d'en recruter un mais il lui demande surtout de ne pas avoir d'expérience en la matière. Ce à quoi correspond Jean, le jeune homme qui arrive pour la place étonné de ne voir personne d'autre se présenter. Il remarque Marie, une jeune fille en robe longue en haut des marches de l'atelier. S'il en tombe amoureux, il attend que ce soit la jeune fille qui fasse le premier pas. Ce qui ne tarde pas. Elle lui fait découvrir la serre où elle cultive des fleurs rares. Son père n'est pas du tout enchanté de leur liaison et des visions de sa femme défunte le hantent si bien qu'il voit son fantôme apparaître dans l'atelier. Jean et Marie décident de partir vivre leur vie en ville. Au bout d'un certain temps, elle lui échappe et devient elle aussi un fantôme.

 

Posté par philou89 à 16:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]


LION

Lion, drame de Garth Davis, Australien, 2016, 1h58. Avec Nicole Kidman.

Quelque part en Inde du nord. Deux enfants dont l'un est presque adolescent se retrouvent sur un train transportant du charbon. Ils remplissent leurs besaces et revendent leur chapardage à un marchand sur un des marchés d'un village. Le petit convoite des patisseries mais ils obtiennent deux sacs de lait qu'ils rapportent fièrement à leur mère qui se préparait à partir à son travail, c'est-à-dire celui de ramasser des pierres. Pauvres parmi les plus pauvres, leur vie n'est que misère, mais ils ont le courage de la gagner. La petite soeur leur est confiée quand la mère n'est pas là. Le plus grand compte repartir chercher un autre boulot et laisser son frère avec elle. Mais voilà que le petit ne veut pas. Il lui démontre qu'il a autant de force que lui et l'autre se laisse convaincre. Arrivés sur les lieux de rendez-vous, personne ne les attend. Le grand demande à son frère de l'attendre sans bouger sur un banc, et part à la recherche de quelque chose. C'est la dernière fois qu'ils se virent. Le petit, Saroo comme il s'appelait et qui signifie Lion, a cinq ans. Il se réveille dans la nuit et ne patiente plus. Il monte dans un train et s'endort dans un compartiment. Il se réveille à 1700 kms plus loin, ne sachant pas prononcer correctement le nom de son village et personne ne sait comment l'aider, sauf à l'envoyer dans un orphelinat dont il s'échappe. Repris, il sera éduqué et adopté par un couple riche en Tasmanie. Des gens qui ont refusé de faire des enfants et préféré adopter ceux qui n'ont pas de famille. Le couple reçoit quelques temps après un autre enfant du même orphelinat, mais lui ne s'adapte pas et refuse tout compromis. 

A 25 ans, Saroo part à Sidney faire une école d'hôtellerie. Il va dire au revoir à son frère qui a décidé de vivre sa vie, loin d'eux, sous une tente, sans aucune aide, vivant de drogue et d'expédients. A Sidney, il rencontre un autre élève indien, adopté comme lui qui lui demande d'où il vient. Il ne sait pas exactement mais au cours d'une soirée, il voit les mêmes pâtisseries de son enfance, celles qu'il n'avait pas pu s'acheter avec son frère. Là commence une quête terrible sur ses origines, accompagnée de sa copine. Il abandonne ses études et réussit à retrouver sa mère après bien des péripéties. Il apprend que son grand frère est mort le jour même de sa disparition, emporté par un train. Sa soeur et sa mère sont toujours vivantes, ont déménagé mais sont toujours pauvres. Il décide de rester en Inde et de les aider.

80.000 enfants se perdent chaque jour, disparaissent, sont vendus, adoptés ou pire. 

 

 

Posté par philou89 à 16:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Inertia.

Inertia, drame d'Idan Hagel, Israël, 2016, 1h15.

Une femme dans un lit se réveille en hurlant. La place à ses côtés est vide. Son mari n'est pas rentré. Elle l'avait appelé en laissant des messages. Six mois après, elle en a marre de ne pas avoir de nouvelles et brûle ses vêtements après avoir essayé de les donner à des oeuvres caritatives qui n'en voulaient pas étant trop débordées et très peu aimables, à croire que le nombre de disparus ou de décès entraînent les familles à avoir les mêmes réflexes. La mère de cette femme l'attend un jour au bas de l'immeuble pour aller déposer des fleurs sur une épave de bateau qui sert de cénotaphe à son mari défunt ou perdu en mer. On ne le saura pas. Mais mère et fille n'ont pas l'air très unies. La mère a un langage très méprisant, vulgaire, dérangeant à propos de la disparition de son gendre.  La fille ne relève pas mais n'en pense pas moins. Elle va enquêter auprès des anciens camarades de travail de son mari qui avait un poste de directeur des entrepôts maritimes, un poste à responsabilité. Personne ne l'a plus revu. Un jour, elle prend un téléphérique qui la descend à la mer et va se promener sur la plage. Assise sur un banc, elle est rejointe par un homme qui passait par là. Une drague minimale et on les voit repartir ensemble, puis dans une chambre le lendemain matin. L'homme, un vrai goujat ne lui offre même pas un café et lui demande de partir, il attend ses enfants qu'il garde une fois de temps en temps. Sur le chemin du retour, elle remarque une silhouette qui lui est familière. Elle s'approche, c'est son mari qui a l'air complètement à l'ouest ou qui joue, elle ne le sait. De retour chez eux, elle s'aperçoit qu'il n'est plus normal et elle qui pensait en être débarrassé se voit soudain plongée dans une vie de merde.

Ce film montre un quoditien banal d'une femme dans un des immeubles qui fleurissent là-bas en Israël, où les gens sont aussi isolés que partout dans le monde industrialisé, où les relations humaines laissent à désirer. Des villes nouvelles sans âmes. On est loin du rêve des kibboutzim.

Posté par philou89 à 15:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Chez nous.

Chez nous, drame de Lucas Belvaus, film franco-belge, 2017, 1h57, avec André Dussollier, Emile Dequenne, Guillaume Gouix, Catherine Jacob. 

Le recrutement des membres du Front National et son fonctionnement  ne sont un secret pour personne. Dans ce cas présent, il s'agit de montrer comment des personnes influentes, des notables, anciens paras et membres des forces paramilitaires des colonies françaises, ont toujours une place de choix dans la société française où leur influence est mise à contribution pour le recrutement d'un futur maire : ceci afin d'acquérir des voix et des places aux prochaines élections. Peut-être que ce mode de recrutement n'est pas extraordinairement exceptionnel et paraît même normal. Sauf que l'histoire se corse quand réapparaît sur la scène politique un personnage incontrôlable qui fait les 400 coups pour démolir des militants d'autres partis ou bastonner des colleurs d'affiches. Ce personnage sort de 15 ans de prison : il avait été écarté au moment où le parti n'avait plus besoin de coups de mains et voulait se refaire une image propre. Il retombe sur son ancienne copine qui n'est autre que l'infirmière que le docteur (qui fait partie de ces notables influents) a choisi pour représenter le parti aux prochaines élections municipales. Elle ne connaît pas le passé peu glorieux de cet homme qui continue ses coups bas sans se vanter. Elle renoue avec un passé amoureux et  retombe follement amoureuse de lui. Sauf que voilà, cela ne passe pas inaperçu et le docteur la somme de ne plus le voir. Si elle marche dans un premier temps quand elle apprend ses agissements, elle refuse au nom de l'amour de laisser passer sa chance, quitte le parti et vit sa vie de femme amoureuse. Sa copine de l'époque ne crache pas sur la propostiion du docteur et on la voit remplacer l'infirmière sur les affiches de propagande.

Et le docteur est joué par André Dussollier, le rôle de Marine Le Pen est tenu par Catherine Jacob.

 

Posté par philou89 à 15:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Tramontane

Tramontane, drame de Vatche Boulghourjian, Libanais, 2016, 1h45.

Un jeune musicien aveugle doit avoir un passeport pour sortir du pays avec son groupe qui est invité en Europe. Il joue du darbouka, un instrument de percussion qu'il manie avec dextérité et finesse. Ce qui lui paraît simple devient très compliqué lorsqu'un agent de l'administration lui révèle que sa carte d'identité est une fausse et lui conseille d'obtenir un certificat de naissance. Stupeur et consternation lorsqu'il apprend qu'il a été adopté et que sa mère nourricière, qu'il appelle maman, lui explique par bribe  une histoire qui ne le satisfait jamais. Il décide de partir à la chasse à la vérité et passant d'une personne à l'autre, il découvre en  fait que son oncle fut un chef de guerre redouté et intraitable ayant eu des pratiques peu humaines de destruction des hommes. Et qu'il aurait même tué les parents du jeune homme tout en le préservant et en le portant en cadeau à sa soeur qui ne pouvait pas avoir d'enfant. Le jeune homme accepte la réalité, celle d'un pays terrible, corrompu qui vit dans la loi du silence. Il accepte le certificat de naissance, forcément faux, et obtient son passeport.

C'est un film assez étonnant où la réalité est pire que la fiction. 

Posté par philou89 à 15:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mars 2017

Personnal Affairs

Personnal Affairs, comédie dramatique de Maha Haj, Israël, 2016, 1h28.

Un couple dans la soixantaine s'ennuie. Ils sont palestiniens  Lui est ronchon, macho, adepte d'internet, elle se réfugie dans le tricot. Aucune gaîté. Leurs trois enfants n'ont pas l'air plus heureux et vivent des situations de compromis, aussi bien entre eux qu'avec le pays, ses frontières et ses interdits. 

La fille enceinte de son mari mécanicien habite avec lui à Ramallah, femme possessive, exigeante, ne laisse pas son mari tranquille une minute, qui lui rêve de la mer comme d'un paysage inatteignable. Un jour, une femme metteur en scène le désigne comme étant la personne qu'elle recherche pour un film et d'emblée l'engage. Mais lui dit-il, je ne peux aller à Haïfa, je n'ai pas de laisser-passer. Le lendemain, le chauffeur l'embarque et ils franchissent le check-point sans problème.Passant près d'une plage, le mécanicien émerveillé fonce dans la mer, son rêve de toujours. Pendant ce temps-là, sa femme garde sa mère qui a perdu la tête et qu'il faut enfermer de peur qu'elle ne s'aventure à l'extérieur de la maison, dans la rue.  

Le fils aîné du couple vit en Suède où il a acquis une cabane au bord d'un fjord ou d'un lac et demande à ses parents de venir le rejoindre pour changer de vie. Ils y vont, mais finalement ne changent pas de vie. Elle tricote tout le temps, lui est devant son écran. Avant de rentrer au pays, le mari dit à la femme : veux-tu que nous divorcions ? La femme répond : j'aime mieux que cela vienne de toi. Puis, enfin, le mari repose sa tête sur l'épaule de sa femme, plein de tendresse. Elle sourit.

Le troisième enfant du couple, un fils. Sa copine est éprise, lui non. Un jour, ils vont à Jérusalem. Arrêt à un check-point, impossible de passer, il leur faut attendre ou prendre une autre route. Contrôle des papiers. Le militaire demande : qui est la fille et qu'est-elle pour vous ? Le mec lui répond, c'est une amie. Après bien des discussions, la fille s'énerve, sort de la voiture et crie à qui veut l'entendre, ah je ne suis qu'une amie, eh bien, on va voir ça. Les soldats l'arrêtent pensant qu'elle veut provoquer un attentat. Du coup, le couple est retenu au poste, interrogé l'un après l'autre. A lui, on lui demande : qu'allez-vous faire à Jérusalem, il répond : on va danser le tango. Rires du soldat incrédule. La fille dit la même chose. On les rassemble dans une même cellule et les soldats les observent. Au bout d'un très long moment, le couple fait la paix et se met à danser le tango sous les yeux éberlués des soldats.

Un film hilarant et très féminin.

Posté par philou89 à 18:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]