cinéma d'auteur

07 mars 2019

Les Frères Sisters

Les Frères Sisters, western de Jacques Audiard,. Espagne 2018, 1h57. avec John C. Reilly (Elie Sisters), Jonathan Phoenix (Charlie Sisters), Jake Gyllenhaal (John Morris), Riz Ahmed (Herman Kermit Worm) et Rutger Hauer (Le Comodore).

Western français, s'il en est un, c'est bien celui-là. L'accent est mis sur des scènes du quotidien, de découverte d'un quotidien nouveau lié à l'enrichissement (c'est comme ça qu'ils vont découvrir les brosses à dents, l'eau courante, les WC). Mais le film commence dans l'Oregon en 1861, par une fusillade la nuit, on ne voit que la flamme des coups de feu, on ne sait pas sur quoi ni où. On découvre peu à peu que ces deux tueurs que sont les frères Sisters éliminent sur contrat ceux qui gênent le Comodore. Puis, ils reprennent la route en direction d'un nouveau contrat à exécuter en passant par le bureau du Comodore. Ils doivent rechercher un chimiste qui aurait découvert un procédé capable de révéler l'or sans creuser de mine, ni passer son temps à tamiser le sable des rivières. Ce chimiste est déjà poursuivi par un détective, joué ici par Jake Gyllenhaal. En chemin, et les cheminements sont longs et lents, les frères doivent faire de multiples haltes. Charlie se saoule à mort, et l'autre veille sur lui. La nuit, domant à même le sol, Elie ne s'aperçoit pas qu'une araignée entre dans sa bouche. Le lendemain, il est tout gonflé, malade, fiévreux, à moitié paralysé. Puis ils se protègent d'un torrent de pluie. Elie a des hallucinations, tue des gens à coup de haches. Pendant ce temps, un ours attaque un cheval et l'ours est tué. Des scènes difficiles, mais c'était leur réalité que peu de films montrent. 

A Jacksonville dans l'Oregon, le détective et le chercheur d'or chimiste se mesurent, mais le détective a le dessus. Ils font un pacte, celui de s'entendre. Il sait que les frères Sisters sont à sa recherche. Ils arrivent en effet à Jacksonville alors que les deux autres ont quitté la ville il y a 4 jours. Leur halte dans la ville se traduit par des rixes, des tentatives de romance avec une fille. On voit les mineurs danser en rond dans le bar. Ambiance inhabituelle dans les westerns. Mais peu de films de ce genre évoquent ce type de situations. Ils arrivent à l'Océan, un univers qu'ils découvrent, les plages jonchées de carcasses de chariots des pionniers, jusqu'à San Francisco. C'est là qu'ils découvrent le luxe. Ils rêvent de larguer le comodore et de prendre sa place. Elie rêve d'ouvrir un magasin. Bref, ils arrivent à rencontrer le chercheur d'or chimiste, le détective et font route ensemble jusqu'à Firsten Lake, la vallée des chercheurs d'or. Ils vont plus loin, à l'abri des regards, le chimiste fabrique le mélange pour que l'or se révèle dans l'eau. Avant de mettre à exécution, ils doivent s'enduire de graisse pour éviter les brûlures. L'or apparaît. La fièvre s'empare d'eux. Ils ne veulent pas arrêter quand il est encore temps. Le détective et le chimiste mourront de brûlures, les deux frères s'en échapperont de justesse, Charlie aura un bras coupé, celui par lequel il tire au révolver. Elie n'a rien. Ils retournent vers le comodore, mais celui-ci meurt avant leur arrivée. Du coup, ils s'en vont vers leur mère et enfin y trouve le repos.

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15 février 2019

Green Book

Green Book: sur les routes du sud, drame de Peter Farrelly, US, 2018, 2h10, avec Mahershala Ali et Viggo Mortensen.

la performance de Viggo Mortensen est remarquable. Il a grossi au moins de 20 kg pour être dans ce rôle d'italo américain qui joint les deux bouts en faisant des concours de bouffe !  Il était employé dans une boîte de nuit comme videur, homme de main. Il frappe un peu fort un homme qui cherchait la bagarre. Bref, la boîte ferme pendant deux mois et il doit chercher du travail. Les concours de bouffe ne suffisant plus, il se présente pour un nouvel emploi, celui de driver pour un artiste noir. Il refuse de cirer les pompes du mec et prendre soin de lui. Ce qu'il veut, c'est conduire, assurer sa sécurité et basta. Pendant deux mois. L'artiste hésite mais le rappelle et l'engage. Forte tête et carrément grossier, il a du mal à comprendre ce qu'on veut de lui alors qu'il a été clair.  L'artiste a d'abord du mal à l'accepter en tant que tel. Il veut modifier sa façon de penser, il veut lui apprendre les bonnes manières, mais rien n'y fait. Sa générosité en tant qu'italien le fait flancher. C'est ainsi qu'ils partent sur les routes, à l'aventure du Sud profond, avec deux autres musiciens du trio qu'ils forment. De concert en concert, les événements s'additionnent. et les situations difficiles qui montrent les difficultés d'être noir dans les années 60 dans ce Sud traditionnaliste et raciste où le fait de donner du plaisir aux Blancs ne change pas leur façon de percevoir les Noirs. Petit à petit, l'artiste et son chauffeur crééent des liens, si bien que lorsque le contrat se termine, ils ont chacun de leur côté une certaine nostalgie, comme un regret de l'arrêt de la tournée. Et l'artiste comprend qu'il a trouvé une famille avec cet italo américain non raciste, non homophobe, drôle et généreux. Lui-même ayant accepté au cours du voyage d'être ce qu'il était, noir, musicien et drôle. Un beau film sur l'amitié.

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17 janvier 2019

Les chasses du comte Zaroff

Les chasses du comte Zaroff, thriller d'Ernest Schoedsack, américain, NB, 1932, 1h03., Cinéma Grand Action, Paris.

 Les passagers d'un yacht de luxe sont en train de boire dans le salon et sont à se demander ce que pouvez bien faire le capitaine qui d'ordinaire les accompagnait. En réalité, il était avec son équipier à évaluer les balises qu'ils voyaient au loin qui ne correspondaient pas à celles indiquées sur la carte marine. Et puis, ce fut la collision avec des rochers, le yacht se pulvérisa d'un coup, tous les membres furent noyés ou emportés par les requins qui sillonnaient la baie. Le seul qui s'en échappa est un célèbre chasseur de fauves qui eut le réflexe de nager vite et d'arriver sur la plage où il s'endormit avant d'explorer l'île et de tomber devant une demeure mystérieuse à la lourde porte massive ornée de sculptures évoquant le duel entre hommes et bêtes. Après avoir frappé avec l'étrange marteau, la porte s'ouvre seule. Une fois rentré, le rescapé s'aperçoit qu'il est suivi par un colosse qui ne dit pas un mot mais la parole viendra d'en bas des marches, où un homme en habit l'accueille, le comte Zaroff. Très rapidement, il le présente à deux personnes, naufragées elles aussi qui attendent  leur improbable retour. Le rescapé est conduit à sa chambre pour s'y changer. Lorsqu'il fut prêt, il descend rejoindre les deux autres et le comte. Bizarrement, personne n'a faim. Le comte parle de la chasse étrange qu'il pratique tout en laissant le mystère planer sur la nature du gibier. La jeune fille entraîne le nouveau rescapé vers un endroit où il peut voir la meute des chiens prêts à la chasse, tandis que le comte se met à jouer du piano. Elle lui dit aussi que les deux membres d'équipage qui étaient avec eux ont disparu l'un après l'autre. Le jeune homme commence a avoir des doutes, mais monte se coucher. La jeune fille frappe à sa porte et lui avoue ses peurs. Tous deux partent explorer la demeure et surprennent le comte et ses sbires en train de ramener un cadavre qui n'est autre que le frère de la jeune fille. Ils se font prendre par le comte et ses gardes qui lui avoue la nature du gibier en l'invitant à se joindre à lui en tant que chasseur. Il refuse et le comte lui impose des règles du jeu : entre minuit et cinq heures du matin, il doit éviter de se faire prendre. S'il y parvient, il aura la vie sauve avec la jeune fille. La chasse à l'homme commence. C'était sans compter avec l'intelligence du jeune homme qui fit semblant de tomber d'une cascade et de réapparaître dans la demeure du comte, bien décidé à s'enfuir avec la jeune fille. Il finit pas avoir raison des sbires et du comte, à les tuer et à s'enfuir avec le seul bateau à moteur.

un film court qui pour son époque devait faire frémir bien des personnes devant les dangers du monde inconnu. Amusant.

 

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15 janvier 2019

L'enfer dans la ville

L'enfer dans la ville, drame de Renato Castellani, Italie, 1959, 1h40, avec Anna Magnani, Guilietta Masina et Alberto Sordi., Vu au Reflet Médicis.

Une prison de femmes, tenue par des bonnes soeurs, comme on a du mal à imaginer : elles sont plusieurs dans une pièce unique, vieilles, jeunes, un lit pour tout univers qu'elles doivent plier dès leur réveil pour pouvoir occuper l'espace la journée. Elles sont en combinaison, de sorte qu'elles ne sortent jamais de leur pièce. Le départ et l'arrivée de nouvelles détenues fait l'actualité. L'une d'entre elles, Lina, est assez naïve et attire l'attention de celle qui joue la vedette, Egle, une femme de tête qui domine dans la chambrée, dormant le matin et chantant la nuit. Elle entreprend d'éduquer la nouvelle qui à sa sortie tombe dans les panneaux de la pègre. Elle revient en prison, transformée, mais fait partie désormais des prisonnières. 

Film émouvant, en noir et blanc, où Alberto Sordi joue le rôle de maquereau auprès de Lina qu'il a exploitée. Jeux d'acteurs formidables, la violence n'est pas à l'ordre du jour, les dialogues sont  drôles et cela fait du bien d'entendre parler les gens correctement. 

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Maya

Maya, drame de Mia Hansen-Love, France, 2018, 1h47. avec Roman Kolinka, Alex Descas.

Deux reporters rentrent de leur captivité en Syrie. L'un suit le parcours de soins, l'autre n'en veut pas. Son amie veut renouer des liens qui n'existaient plus entre eux. Il décide de partir en Inde où sa mère demeure encore, et à Goa où se trouve la maison familiale convoitée par des investisseurs immobiliers. A son arrivée il reprend contact avec les amis de ses parents, fait la connaissance d'une jeune fille Maya qu'il a connue lorsqu'elle était encore enfant. Peu à peu naît une complicité entre eux, puis l'amour qu'il refuse de développer, ayant compris que son travail de reporter était plus important et difficile à gérer lorsqu'on avait des attaches. La jeune fille ne comprend pas, mais est obligée d'accepter la décision, et  de continuer ses études, d'autant que les investisseurs immobiliers ont fait brûler la maison de l'enfance. Donc, il repart en reportage. Les paysages qu'il parcourt lors d'un voyage pendant son séjour en Inde sont d'autant plus fabuleux qu'ils sont en dehors de chemins touristiques habituel et donnent de l'Inde une vision plus sympathique et abordable.

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A perdre la raison

A perdre la raison, drame de Joachim Lafosse, France 2012, 1h51, avec Emilie Dequenne, Tahar Rahim, Niels Arestrup. Vu au cinéma du Panthéon à Paris, le 12/01/2019, un samedi à 11 heures.

Du bonheur au pire des malheurs, de l'amour au crime. Mais ce n'est pas aussi simple. C'est l'histoire d'un couple dont le mari est sous l'aile protectrice d'un médecin qui l'a adopté au Maroc pour qu'il puisse faire des études en France, et par la même occasion, il se marie avec la soeur pour la même raison.  Et pour comble, ce médecin leur offre l'hospitalité qu'ils ne peuvent refuser tant la sollicitude du médecin est grande. Bientôt apparaissent des signes d'agacement de la part de la jeune femme, notamment pour leur voyage de noce que le docteur leur paie au Maroc et qu'ils ne refusent pas, l'invitant avec eux.  La jeune femme, professeur de français, semble d'abord heureuse des deux premières grossesses, un peu moins de la troisième et pas du tout convaincue de la quatrième qui fait d'elle une femme au foyer partagée entre ménage, lessive, cuisine, toujours suivie par ce médecin qui affiche un tel naturel dans des situations qui l'exaspèrent, si bien qu'elle développe un malaise grandissant qui se transforme en dépression sévère. Elle ne trouve de repos qu'auprès de sa belle-mère au Maroc où elle aurait aimé vivre pour échapper à l'emprise de ce médecin. Un jour, elle va faire des courses, vole un couteau et rentre trancher la gorge de ses quatre enfants avant d'essayer de mettre un terme à ses jours. Le film commence d'ailleurs par une scène à l'hôpital où blessée et effondrée, elle demande à ce que les enfants soient enterrés au Marioc. 

C'était une histoire qui a eu lieu en 2008 en Blegique. Le film est très proche de la réalité et met mal à l'aise réellement. Le film était suivi d'un débat avec des psychanalystes.

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LETO

Leto,  drame russe de Kirill Serebrennikov, Russie, 2018, 2h06. Vu au cinéma Les 3 Luxembourg à Paris, le 12 janvier 2019.

On est plongé dans le saint-Pétersbourg des années 80, qui s'appelait encore Leningrad, avec ses immeubles aux cours intérieures vétustes et non entretenues, voire presque en ruine, et par où s'infiltraient des jeunes venant écouter des groupes de rock sans passer par le filtre des gardes  qui limitaient le nombre d'entrées aux portes de l'unique salle de concert de ce genre. Ces groupes de rock des années 80 veulent être originaux dans leur musique, dans leurs paroles passées au crible de la commission de surveillance du Parti, dont on voit les représentants, en l'occurence une femme blonde qui essaie d'apprécier les textes, de les discuter sans rien y comprendre. Dans la salle de concert, aucun des jeunes ne devait bouger, ni crier au risque de se faire virer. Tous devaient avoir un comportement lié aux instructions que les membres du Parti étaient chargés de faire respecter. Mais, c'était l'été, et ces jeunes au-delà des concerts, vont se baigner sur la plage, boire et fumer, rêver aussi de musique et de concerts, déconner dans la plus pure tradition de la jeunesse, se baigner nu, etc. En même temps, ils ont des attitudes assez respectueuses. Ils vivent tous dans des appartements communautaires où la promiscuité rend parfois de services, comme celui de garder les enfants des jeunes, notamment de Mike marié à Natacha, chanteur et guitariste d'un groupe le plus en vue. On assiste donc à des concerts qui entraînent des visions psychédéliques. D'autres jeunes arrivent, notamment un certain Viktor pour lequel Natacha semble avoir du désir, mais qui arrive lui aussi à passer en concert avec ses propres chansons. Tous connaissent les rockers américains et anglais et rêvent de liberté. A voir absolument.

C'est une vision de cette Russie où les jeunes sont conditionnés, tous autant les uns que les autres travaillent pour gagner leur vie, et pouvant être gardien d'usine, ou ébéniste comme Viktor, d'autres soudeur en usine, etc. Le metteur en scène a réussi à faire passer son film en compétition au festival de Cannes en 2018, alors que lui était retenu en Russie, assigné à résidence pour avoir détourné des fonds publics. 

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14 janvier 2019

Derniers jours à Shibati

Derniers jours à Shibati, documentaire français sur une grande chinoise de Hendrick Dusollier.2017, 0h59. 

En suivant le parcours de trois personnes,sur deux ans, le réalisateur montre le démantèlement des anciens quartiers d'une ville chinoise qui oppose des buildings aux anciennes habitations traditionnelles chinoises et la disparition des métiers traditionnels. Peu à peu, les maisons tombent, les rues sont encombrées de briques, de pierres, de boue, où les enfants jouent et en font des terrains de jeux. Une population qui grouille un peu mais va dans les supermarchés comme cette grand-mère qui fait plusieurs petits boulots pour survivre, fait le ménage, les poubelles, qui accumule des objets hétéroclites et insolites comme la moité d'un cheval sculpté, en plastique rouge, un énorme champignon qu'elle met en valeur dans son capharnaum fait de bric et de boc, mais qui sont sa richesse, là où elle loge en grimpant des échelles, elle accueille des jeunes pauvres ne sachant où dormir, des pièces où sont placés des lits ou de simples matelas mais qui font l'affaire. Le deuxième personnage est un coiffeur qui va de place en place en suivant les démolitions. Ses clients le retrouvent toujours et il sait bien qu'il doit partir un jour. Il travaille pratiquement dans des sortes de couloirs sans devanture, mais toujours avec sa chaise et ses instruments. Une famille avec ses enfants lutte pour recevoir un logement en contrepartie de son départ mais les enfants ne sont pas contents lorsqu'ils rejoignent un appartement où ils sont confinés dans un espace, s'il est spacieux, ne leur convient pas. Tous vont donc être relogés dans ces espèces de tours infernales, la grand-mère intégrera aussi l'un de ses logements fonctionnels, la mère de famille est contente d'avoir une salle de bains et une cuisine, elle qui opérait dehors, mais ne veut pas prendre l'ascenseur de peur que cette boîte qui monte ne s'ouvrira pas. Et puis arrivent les excavatrices, les grues, et tout disparaît, la vie d'avant n'existe plus.

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Une affaire de famille

Une affaire de famille, drame japonais de Irokazu  Kore-Eda, 2018-2h01. Palme d'or au festival de Cannes 2017.

On ne voit jamais le Japon sous cet angle, mais lorsqu'on le visite, pour un peu que l'on soit curieux, on peut voir des gens malheureux, des SDF, des gens qui dorment dans des cartons discrètement dans les parcs, sous l'oeil vigilant des policiers chargés de leur surveillance. Une classe moyenne en perte de vitesse.

Ici, c'est un peu différent. Une famille entière vit dans la marginalité, aucun adulte ne travaille et parents et enfants sont ensemble avec la grand-mère, dans son appartement grand comme un mouchoir de poche et sur sa pension qui leur garantit un minimum vital. Le père entraîne le garçon à des vols à l'étalage, mais de façon très discrète, non violente. La mère fait les poches des vêtements de clients à la blanchisserie. Bref, tout le monde se débrouille, les enfants ne vont pas à l'école, la fille plus âgée travaille dans une boîte de peep-show déguisée en gamine. C'est une famille d'arnaqueurs professionnels qui un jour sont devant un drame : une fillette est seule dans un appartement, maltraitée, dehors sur la terrasse, ne mangeant pas. Ils la recueillent un jour et le soir venant, le père oublie d'aller la racommpagner chez elle, la fillette ne voulant d'ailleurs pas rentrer. Elle trouve avec eux une tendresse, de la drôlerie, de l'affection et ne veut plus les quitter. Mais l'histoire tourne mal. La fillette doit réintégrer sa famille qui porte plainte, le père va en prison, accusé d'enlèvement. La fillette qui a réintégré sa famille retrouve le balcon et les sévices de sa mère.

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Il Figlio, Manuel

Il Figlio, Manuel, drame de Dario Albertini, Italie, 2017, 1h35. Cinéma du Panthéon, Paris.

Manuel avait été placé dans un foyer depuis l'incarcération de sa mère et y était resté tant qu'il était mineur. A sa majorité, il quitte le foyer mais doit prouver qu'il est capable de s'occuper de sa mère lorsqu'elle sortira de détention. De retour dans son quartier de la banlieue de Rome, il erre pour trouver sa place et croise en chemin autant une assistante sociale qui lui rappelle sans cesse sa mission, qu'une comédienne ou un prêtre, mais surtout un ami d'enfance qui vit d'un commerce illicite et lucratif avec la Croatie. Inexpérimenté et fragile, il hésite à suivre ce dernier et jusqu'au dernier moment, on a l'impression qu'il va prendre cette tangente. Mais il ne le fait pas et se rappelle à l'ordre en revenant sur ses pas. La sortie de ces jeunes placés pour des raisons diverses dans ce genre de centre reste un véritable enjeu de société. Un film sans fioriture, vrai et sensible.

Malheureusement, il ne passe plus dans la salle, ni ailleurs, comme tous les films d'art et d'essai de ce genre.

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