cinéma d'auteur

31 octobre 2018

La saveur des ramen

La saveur des ramen, drame d'Eric Khoo, Singapour, 2018, 1h30., avec Takumi Saitoh.

A la mort de son père, un jeune homme part rechercher la vérité sur sa mère auprès de sa grand-mère à Singapour.

Au japon, il travaillait avec son père dans un restaurant à servir des ramen que toute la ville goûtait avec délice. On faisait la queue devant leur restaurant. Puis à la mort de celui-ci, le jeune homme part à la recherche de son oncle à Singapour qui ne révéla pas l'histoire mais l'aida à confectionner un plat unique par sa compostiion : 10 heures de cuisson, d'abord pour le bouillon puis pour la viande, 5 heures chacun. Le jeune homme eut envie de créer son propre plat pour l'offrir à la grand-mère qu'il retrouva, mais devant son mutisme concernant sa fille, donc la mère du jeune homme, il décida de la surprendre par le goût et l'inviter à réfléchir sur la disparition de sa fille. Ce fut une quête longue et fastidieuse mais qui aboutit enfin à ce que la grand-mère raconte l'histoire. La jeune fille d'alors sortait avec un Japonais et sa mère ne voulut pas en entendre parler dans la mesure où son mari fut tué par les Japonais lors de l'envahissement des Japonais en Corée. Réfugiée à Singapour, elle vécut avec ses deux enfants. La jeune fille aimait profondément l'homme avec qui elle partit en définitive au Japon mais ne se remit jamais de la rupture familiale, et d'ailleurs, elle en mourut. Tout était consigné dans un cahier que le jeune homme remit à la grand-mère et dans lequel, la jeune femme racontait son amour pour sa mère, notait des recettes de cuisine de son enfance, etc. La grand-mère, convaincue de l'amour de sa fille, parle enfin au jeune homme, à partir d'un album de photos. Le mystère étant levé, elle l'invite à confectionner une recette dont la saveur était inégalable.

 

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27 septembre 2018

La désobéissance

La désobéissance, drame de Sebastian Lelio. E.U. RU et Irlande, 2017, 1h54.

A la mort de son père, un rabbin, Ronit revient de New York pour assister aux obsèques à Londres chez sa famille juive orthodoxe qui ne la comprend pas. Ronit y retrouve ses deux amis, mariés par convenance sociale. Très vite, les deux femmes retrouvent leur attirance alors que l'amie mariée est mère de famille. Cela provoque des réactions difficiles pour finalement interrompre un mariage qui ne présentait aucun attrait. Les jeunes femmes partent ensemble à NY. Beau film sur la passion amoureuse.

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Sicilian Ghost Storiy

Sicilian ghost story, drame de Fabio Grassadanio et Antonio Piazza, Italie, 2018, 1h57

Ce film n'a pas tenu les écrans parisiens bien longtemps. Sans doute trop violent, et pour cause. C'est un film terrible et horrible sur la mafia sicilienne qui enleva un jeune garçon. Le film commence par la rencontre de deux adolescents à la sortie de l'école. Le garçon bifurque sur un chemin, la gamine le suit. Ils deviennent copains et la petite rencontre un chien sur le chemin qui lui fait peur car il est en train de dépecer un lapin, s'énerve et veut l'agresser. Le jeune homme intervient, lance son sac à dos que le chien déchiquète aussitôt. Commence une petite romance entre les deux ado. Il l'invite chez lui. quand il fait du cheval. Les parents de la jeune fille ne veulent pas de cette relation, le père du gamin fait partie de la mafia et a donc une mauvaise réputation. Entre temps, l'homme dénonce à la police les mafieux sans protéger sa famille. Un jour, le jeune homme disparaît. La jeune fille s'en inquiète au bout d'un moment lorsqu'elle ne le voit plus dans sa classe. Elle va se mettre à le rechercher, à refaire le chemin qu'ils avaient suivi tous deux lors de leurs ballades, arrivant jusqu'à une maison en construction. 

Ceci est basé sur une histoire vraie. Le jeune homme fut séquestré pendant 727 jours dans le sous-sol de cette maison, puis tué de sang froid par les types qui le détenaient. Le film est d'autant plus violent qu'on voit exactement se dérouler le film du meurtre. Le jeune homme est dans un état déplorable lorsqu'ils mettent fin à ses jours en lui demandant de se lever, de leur tourner le dos. ils l'étranglent avec un fil de fer pui le plonge dans une solution acide dans un tonneau, le tout étant ensuite versé dans une rivière qui va à la mer directement. C'est assez horrible. Mais surtout terrible, car c'est la vérité sur la mafia. 

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L'insulte.

L'insulte, drame libanais, de Ziad Doueiri, 2017, 1h52.

Un chrétien libanais, sur sa terrasse, arrose ses fleurs sans tenir compte des gens qui passent dessous. L'évacuation de l'eau se fait pas un tuyau directement sur la rue et arrose inévitablement un passant qui se trouve être un Palestinien. Celui-ci va trouver le Libanais pour qu'il s'excuse de l'avoir arroser. Mais celui-ci ne veut rien savoir. Le Palestinien décide de lui rendre service sans lui demander son avis et avec l'aide des ouvriers avec qui il dirige un chantier de construction voisin, il relie le tuyau d'évacuation des eaux à une évacuation normale. Quand le Libanais s'en rend compte, il détruit le tout et commence alors une bagarre entre les deux hommes qui tient du vaudeville dirait-on ici. Mais là-bas rien ne se passe sans avoir affaire à la fierté de ces hommes qui chacun de leur côté refuse de s'excuser, l'un d'avoir arroser  et l'autre d'avoir résolu le problème sans son consentement. Le tout fait un film haut en couleur qui est assez extraordinaire. Il aura fallu un accident de voiture pour que le Palestinien aide le Libanais et que s'arrête l'histoire par une poignée de main.

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Una questione privata

Una questione privata, drame de Paolo et VittorioTaviani, Italie, 2017, 1h24.

Pendant la dernière guerre, en Italie, un partisan veut retrouver un de ses amis, résistant également, qui a eu une liaison avec la femme qu'il aime. Dans une très belle demeure comme il en existe en Italie du Nord, ces amis vivent les derniers moments d'une aventure avant que le pays soit dominé par les forces de Mussolini et plus tard les nazis. On est en 1943, une date charnière mais qui oblige la population à se déplacer. Les partisans, résistants, sont pourchassés malgré tout et celui d'entre eux qui retrouve la maison de ses espoirs amoureux, vidée de ses meubles, doit s'enfuir à l'arrivée des fascistes. En somme, l'histoire amoureuse de cet homme est suggérée plutôt que vécue. Tout est filmé de façon suggestive. On ne voit jamais de scène qui révèlerait une vérité. La femme est belle et mystérieuse.

Film étrange.

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Senses 3&4

Senses 3 & 4 de Ryusuke Hamaguchi. drame japonais, 2015.

Devant l'intransigeance de son mari à refuser le divorce, Jun disparaît sans laisser de trace. Kohei, le mari, convoque ses copines et leur apprend que Jun est enceinte de lui et q'uil veut la revoir. Il est d'accord pour une séparation mais veut que cela soit fait dans les règles. 

le film est assez lent, voire très lent. Les copines de sa femme découvrent que Jun a une personnalité cachée et que son mari prend peu à peu conscience de celle de sa femme qu'il commence à comprendre tout en se positionnant en mâle dominateur.

Un film sur l'état des rapports hommes femmes au Japon.

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10 juin 2018

Senses 1&2

Senses 1 & 2, dame japonais de Ryûsuke Hamaguchi, 2015, 2h19.

Film feuilleton à 5 épisodes, dont ces deux premiers nous invitent à progresser au sein d'un groupe d'amies, deux sont célibataires et les deux autres sont mariées dont une a un enfant. Elles se retrouvent pour un picnic sous la pluie et se disent qu'elles pourraient suivre un atelier d'expression corporelle. Au Japon, les manifestations affectives ne sont pas montrées à l'extérieur des demeures. Aussi la salle d'expression corporelle est-elle le lieu où se révèlent des attitudes même si elles sont empreintes de la retenue traditionnelle des femmes. Le pas effectué dans ce cadre relâche les tensions et permet des indiscrétions. De même, à l'excursion dans les sources d'eau chaude, les corps se délassent et l'envie de connaître l'autre se fait pressant. Au cours d'un dîner entre elles, elles avouent leur vie privée. La première à s'exprimer est celle que l'on voit au début du film, en tant qu'infirmière assistante auprès d'un médecin très macho à qui elle apporte une boisson. Dans le cadre de son travail, elle s'occupe de patients dépendants et agit de façon assez rude avec eux en les levant assez énergiquement pour les mettre dans leur fauteuil. C'est elle qui avoue être divorcée depuis longtemps et n'entretient aucune relation sinon épisodique avec des hommes de passage. C'est son choix dit-elle et interroge l'une d'entre elles sur sa vie privée. Elle avoue être en plein dans un processus de divorce qui se passe mal, son mari refusant de divorcer, même devant le juge. Il la harcèle et veut qu'elle reste sa femme. Elle travaille dans une entreprise de fabrication culinaire d'un plat traditionnel japonais qui se vend dans la rue. Quant aux deux femmes mariées, l'une l'est avec un artiste qui prend des rendez-vous avec de jeunes espoirs. Elle dit qu'ils s'entendent très bien, travaille ensemble chez eux, même si ses amies lui font remarquer qu'il regarde la jeune stagiaire avec plus d'attention qu'il ne faudrait. Elle avoue n'en pas tenir compte. L'autre femme mariée est mère au foyer. Son fils est capricieux et son mari très occupé, mais elle ne s'en plaint pas. Toutefois, le mari ne voudrait pas que les rendez-vous avec ses copines se multiplient car il a l'impression qu'elle délaisse sa maison. Un film toutefois marqué par les attitudes des femmes les unes envers les autres qui n'acceptent pas que tout aille bien sauf elles et cherchent à foutre la pagaille, c'est le mot. Intéressant.

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01 mai 2018

Sonate pour Roos.

Sonate pour Roos, drame de Boudewijn Koole, Pays-Bas, 2017, 1h30.

Une petite fille en robe blanche, joue du piano sur une scène. Ses doigts très longs sont comme des pattes d'araignée, assez impressionnants dans leur dextérité.

Une femme au volant dans un paysage de neige. Elle arrive quelque part en Norvège. Chez sa mère qui possède des chiens d'attelage. Les retrouvailles ne sont pas franchement chaleureuses. Le frère de Roos est pour sa part très content de la voir tout en lui reprochant de ne pas lui avoir dit au revoir la dernière fois. Son métier de photographe plaît bien à sa mère qui apprécie le livre que sa fille a publié.  Elle tente de lui annoncer sa maladie, mais recule le moment de lui dire. Rencontre des amis, renoue avec un ancien amant, se promène avec son frère qui la remercie pour le formidable cadeau qu'elle lui a fait : un appareil à capturer les sons. Il l'entraîne dans une caverne creusée dans la glace où il a installé tout un studio de prise de sons qui capte les bruits de la nature environnante, le vent, l'air, les gouttes d'eau qui ruissellent le long des stalactites, le cri des animaux, etc, pour donner un opéra de la nature. Une vraie merveille. 

La mère, la pianiste, joue pour une assemblée d'amis réunis chez elle. Merveilleux Schubert. Un enchantement. La fille ne sait pas quand elle va lui annoncer la nouvelle pour laquelle elle est venue. Attend-elle de l'affection ? Elle reproche à sa mère de ne l'avoir jamais aimée, ni prise un seul jour de sa vie. C'était ton choix que de partir avec ton père lui réplique-t-elle. J'avais 8 ans ! Elle lui dit aussi que son père avait raison de l'avoir trompée et se reçoit une gifle. La mère est rude, elle entraîne ses chiens. Puis elle emmène sa fille faire un tour. Un jour, elle lui dit sa maladie. La mère raconte alors son enfance, le piano, les tournées mondiales, mais n'explique pas la séparation. Puis, elle l'emmène en traîneau, loin dans la nature, la fille descend et part au loin mourir sûrement. Elle a un dernier mot : dis au revoir pour moi à mon frère.

Film lent, sur la difficulté des relations entre mère et fille, sur la culpabilité, la souffrance.

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Les destinées d'Asher

Les destinées d'Asher, drame israëlien de Matan Yair, 2018, 1h28.

Un père élève seul son fils et veut qu'il lui succède à la tête de son entreprise de BTP. En même temps, ce fils continue ses études, il doit passer son bac et désire le réussir malgré les injonctions de son père qui l'invite à ne penser qu'en termes de travail dans l'entreprise. Ce jeune homme rencontre cette année-là le professeur de philo et c'est une révélation. Sauf que ce jeune est plutôt très énervé, excité en permanence, insupportable et provoque des ambiances détestables dans l'école et dans sa classe, empêchant tous les autres de travailler dans le calme. On est loin de l'idéal des pionniers, de la douce ambiance des kibboutz, non, ici, c'est la dure réalité de la vie en Israël comme partout dans le monde : le ras-le bol permanent de certaine catégorie de population qui se sent frustrée, une confrontation entre deux générations, celle qui a bâti et celle qui veut s'épanouir culturellement, celle qui veut se faire de l'argent et celle qui veut faire ce qui lui plaît. Quand le père offre à Asher un tee-shirt, et qu'il le voit sur le dos d'un Palestinien, son sang ne fait qu'un tour. Non seulement, il lui arrache le vêtement et lui fait avouer qu'il l'a acheté dans un magasin en solde. Cette dérive montre l'absurdité des relations au quotidien avec les Arabes, nommés comme tels. Une réalité. Mais quels sont les sujets que ces jeunes gens aimeraient aborder avec leur père ? C'est ce qui leur est proposé par un prof de philo.

Le professeur de philo, Rami, a la vie dure dans cette classe où les jeunes gens sont deux fois plus grands et forts que lui. Ils sont menaçants, agités en permanence, ne respectent pas le prof. Une image très difficile. Et ce prof se suicide à 41 ans. Asher en est choqué, le bac est dans quelques jours. Il veut comprendre les raisons de cet acte, veut rencontrer la femme du prof et va dans son appartement en grimpant par les balcons. Il fouille les papiers pour voir s'il a laissé une lettre qui expliquerait son geste. Il retient une phrase qu'il ressort devant la femme qui va l'accuser de violation de domicile. Asher se dispute avec la prof qui succède à Rami la traitant d'incapable et d'autres injures. Va trouver la directrice de l'établissement, l'invective, sans gêne. Entre temps, il passe les épreuves du bac. On ne sait pas s'il les réussit. Mais il va devoir s'expliquer devant les juges.

On peut y voir du symbolisme autour des échafaudages que le père lui fait monter. Je ne suis pas convaincue. Et je trouve que le film est trop violent et montre surtout qu'il est aussi difficile d'être prof en Israël que dans n'importe quel quartier difficile du monde. 

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FOXTROT

Foxtrot, drame israëlien de Samuel Maoz, 2017, 1h48.

Quand des soldats se présentent à la porte d'une maison en Israël, c'est pour annoncer que le fils est mort au combat ou par accident dans l'armée. C'est ce qui se passe au début du film. La mère qui ouvre la porte en tombe par terre frappée par une crise qui est aussitôt réglée par l'un des soldats qui est médecin et lui injecte par piqûre un calmant. Tout est prévu en cas de crise. Le père réagit plus tardivement mais avec autant de force. Une fois le deuil enclenché, le père exige de voir son fils que personne ne veut lui montrer. Puis arrive la nouvelle : ce n'était pas votre fils, il y avait deux Jonathan Feldman, le vôtre est vivant, à un poste de la ligne de démarcation au nord du pays. C'est à la fois insupportable et à la fois étonnant de la part de Tsahal. Et enfin, on voit les soldats à ce poste de surveillance. L'un est sur un vieux canapé déchiré, l'autre est à un poste tenant une mitrailleuse, sous un parapluie.  Il fait nuit, et le poste est signalé par quelques ampoules fadasses et une barrière qui se lève pour laisser passer ceux qui sont reconnus comme non recherchés par les forces de l'ordre. Ensuite, la relève de la garde. Les jeunes gens traversent une flaque de boue pour rejoindre soit le poste de garde, soit ce qui leur sert de refuge pour dormir, manger, etc. Rien de bien propre, plutôt dégueulasse en termes d'hygiène. Les soldats mesurent le degré d'enfoncement de leur refuge en faisant rouler une cannette de coca cola et de jour en jour, ils mesurent leur situation absurde d'enfoncement dans la boue. Là, un soldat leur montre les pas de foxtrot. Un autre dessine, un autre fait de la soudure, un autre est à la radio. Tout cela paraît amusant, ce sont des jeunes qui ont entre 18 et 20 ans, mais qui sont capables de bêtises et surtout sont animés par la peur d'être attaqués. Si bien que la surveillance du poste passe par des histoires à mourir de rire comme celle où un dromadaire demande le passage et où on lui remonte la barrière. Jusqu'ici, tout va bien. Le drame n'e'st pas loin.

Arrivent des Palestiniens en voiture, dans la nuit. L'un rapporte chez lui des jouets d'enfants. Son coffre est ouvert et le soldat lui substitue un robot. A chaque fois que quelqu'un se présente sur cette route, les passagers doivent sortir, qu'il pleuve ou non et attendre que leur statut soit défini par radio. Ainsi, des humiliations sont facilement pratiquées par les soldats qui jouent avec leur pouvoir sur ces populations qui ne demandent qu'à vivre en paix, en général, et dans ce contexte en particulier. Un couple, entre deux âges, rentre d'une soirée. ils doivent sortir de la voiture malgré la pluie battante et attendre longtemps pour enfin pouvoir partir. On sent l'humiliation profonde de la femme (elle était bien peignée, maquillée et en tenue de soirée) alors que l'homme lui fait signe de ne rien tenter, que ça ne sert à rien. Le sadisme des soldats n'est pas glorieux. Mais ils s'ennuient et on comprend l'ennui. Passe une voiture où 4 jeunes reviennent d'une soirée arrosée. Après la vérification de leurs papiers, ils peuvent repartir, sauf que l'un d'entre eux jette de la portière une cannette de coca, et un soldat crie : grenade !! Celui qui est à la mitraillette tire dans le tas, tue tous les passagers. La bavure est énorme mais quand arrive le commandant pour constater les dégâts, il les rassure et leur confirme qu'ils sont en guerre et que les bavures, ça existe. Arrivent alors des engins de dégagement du véhicule. Un énorme trou est creusé et la voiture et son contenu est jeté dedans, enseveli sous la terre du désert. On comprend que tout est possible et pardonné aux soldats qui vivent dans des conditions terribles, à leur âge. Entre temps, le père du soldat qui n'est pas mort fait rapatrier son fils. Ce garçon monte dans un camion qui est censé le ramener chez lui. Sauf que sur la route, le dromadaire leur barre la route et le conducteur du camion voulant l'éviter fait tomber l'équipage dans un fossé où ils meurent tous les deux. Décidemment, le garçon était voué à la mort.

Dans l'ensemble, le film fait rire, ce qui trompe beaucoup le spectateur, car derrière la jeunesse des garçons, il y a une réalité terrible et les critiques ne parlent pas assez les bavures. C'est aussi un film sur l'absurdité de cette armée permanente, mais nécessaire. Rien ne peut être changé pour le moment. Tsahal a montré sa force et sa détermination à protéger ses frontières. Le seul souci est que les soldats devraient être beaucoup plus encadrés. 

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