cinéma d'auteur

10 juin 2018

Senses 1&2

Senses 1 & 2, dame japonais de Ryûsuke Hamaguchi, 2015, 2h19.

Film feuilleton à 5 épisodes, dont ces deux premiers nous invitent à progresser au sein d'un groupe d'amies, deux sont célibataires et les deux autres sont mariées dont une a un enfant. Elles se retrouvent pour un picnic sous la pluie et se disent qu'elles pourraient suivre un atelier d'expression corporelle. Au Japon, les manifestations affectives ne sont pas montrées à l'extérieur des demeures. Aussi la salle d'expression corporelle est-elle le lieu où se révèlent des attitudes même si elles sont empreintes de la retenue traditionnelle des femmes. Le pas effectué dans ce cadre relâche les tensions et permet des indiscrétions. De même, à l'excursion dans les sources d'eau chaude, les corps se délassent et l'envie de connaître l'autre se fait pressant. Au cours d'un dîner entre elles, elles avouent leur vie privée. La première à s'exprimer est celle que l'on voit au début du film, en tant qu'infirmière assistante auprès d'un médecin très macho à qui elle apporte une boisson. Dans le cadre de son travail, elle s'occupe de patients dépendants et agit de façon assez rude avec eux en les levant assez énergiquement pour les mettre dans leur fauteuil. C'est elle qui avoue être divorcée depuis longtemps et n'entretient aucune relation sinon épisodique avec des hommes de passage. C'est son choix dit-elle et interroge l'une d'entre elles sur sa vie privée. Elle avoue être en plein dans un processus de divorce qui se passe mal, son mari refusant de divorcer, même devant le juge. Il la harcèle et veut qu'elle reste sa femme. Elle travaille dans une entreprise de fabrication culinaire d'un plat traditionnel japonais qui se vend dans la rue. Quant aux deux femmes mariées, l'une l'est avec un artiste qui prend des rendez-vous avec de jeunes espoirs. Elle dit qu'ils s'entendent très bien, travaille ensemble chez eux, même si ses amies lui font remarquer qu'il regarde la jeune stagiaire avec plus d'attention qu'il ne faudrait. Elle avoue n'en pas tenir compte. L'autre femme mariée est mère au foyer. Son fils est capricieux et son mari très occupé, mais elle ne s'en plaint pas. Toutefois, le mari ne voudrait pas que les rendez-vous avec ses copines se multiplient car il a l'impression qu'elle délaisse sa maison. Un film toutefois marqué par les attitudes des femmes les unes envers les autres qui n'acceptent pas que tout aille bien sauf elles et cherchent à foutre la pagaille, c'est le mot. Intéressant.

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01 mai 2018

Sonate pour Roos.

Sonate pour Roos, drame de Boudewijn Koole, Pays-Bas, 2017, 1h30.

Une petite fille en robe blanche, joue du piano sur une scène. Ses doigts très longs sont comme des pattes d'araignée, assez impressionnants dans leur dextérité.

Une femme au volant dans un paysage de neige. Elle arrive quelque part en Norvège. Chez sa mère qui possède des chiens d'attelage. Les retrouvailles ne sont pas franchement chaleureuses. Le frère de Roos est pour sa part très content de la voir tout en lui reprochant de ne pas lui avoir dit au revoir la dernière fois. Son métier de photographe plaît bien à sa mère qui apprécie le livre que sa fille a publié.  Elle tente de lui annoncer sa maladie, mais recule le moment de lui dire. Rencontre des amis, renoue avec un ancien amant, se promène avec son frère qui la remercie pour le formidable cadeau qu'elle lui a fait : un appareil à capturer les sons. Il l'entraîne dans une caverne creusée dans la glace où il a installé tout un studio de prise de sons qui capte les bruits de la nature environnante, le vent, l'air, les gouttes d'eau qui ruissellent le long des stalactites, le cri des animaux, etc, pour donner un opéra de la nature. Une vraie merveille. 

La mère, la pianiste, joue pour une assemblée d'amis réunis chez elle. Merveilleux Schubert. Un enchantement. La fille ne sait pas quand elle va lui annoncer la nouvelle pour laquelle elle est venue. Attend-elle de l'affection ? Elle reproche à sa mère de ne l'avoir jamais aimée, ni prise un seul jour de sa vie. C'était ton choix que de partir avec ton père lui réplique-t-elle. J'avais 8 ans ! Elle lui dit aussi que son père avait raison de l'avoir trompée et se reçoit une gifle. La mère est rude, elle entraîne ses chiens. Puis elle emmène sa fille faire un tour. Un jour, elle lui dit sa maladie. La mère raconte alors son enfance, le piano, les tournées mondiales, mais n'explique pas la séparation. Puis, elle l'emmène en traîneau, loin dans la nature, la fille descend et part au loin mourir sûrement. Elle a un dernier mot : dis au revoir pour moi à mon frère.

Film lent, sur la difficulté des relations entre mère et fille, sur la culpabilité, la souffrance.

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Les destinées d'Asher

Les destinées d'Asher, drame israëlien de Matan Yair, 2018, 1h28.

Un père élève seul son fils et veut qu'il lui succède à la tête de son entreprise de BTP. En même temps, ce fils continue ses études, il doit passer son bac et désire le réussir malgré les injonctions de son père qui l'invite à ne penser qu'en termes de travail dans l'entreprise. Ce jeune homme rencontre cette année-là le professeur de philo et c'est une révélation. Sauf que ce jeune est plutôt très énervé, excité en permanence, insupportable et provoque des ambiances détestables dans l'école et dans sa classe, empêchant tous les autres de travailler dans le calme. On est loin de l'idéal des pionniers, de la douce ambiance des kibboutz, non, ici, c'est la dure réalité de la vie en Israël comme partout dans le monde : le ras-le bol permanent de certaine catégorie de population qui se sent frustrée, une confrontation entre deux générations, celle qui a bâti et celle qui veut s'épanouir culturellement, celle qui veut se faire de l'argent et celle qui veut faire ce qui lui plaît. Quand le père offre à Asher un tee-shirt, et qu'il le voit sur le dos d'un Palestinien, son sang ne fait qu'un tour. Non seulement, il lui arrache le vêtement et lui fait avouer qu'il l'a acheté dans un magasin en solde. Cette dérive montre l'absurdité des relations au quotidien avec les Arabes, nommés comme tels. Une réalité. Mais quels sont les sujets que ces jeunes gens aimeraient aborder avec leur père ? C'est ce qui leur est proposé par un prof de philo.

Le professeur de philo, Rami, a la vie dure dans cette classe où les jeunes gens sont deux fois plus grands et forts que lui. Ils sont menaçants, agités en permanence, ne respectent pas le prof. Une image très difficile. Et ce prof se suicide à 41 ans. Asher en est choqué, le bac est dans quelques jours. Il veut comprendre les raisons de cet acte, veut rencontrer la femme du prof et va dans son appartement en grimpant par les balcons. Il fouille les papiers pour voir s'il a laissé une lettre qui expliquerait son geste. Il retient une phrase qu'il ressort devant la femme qui va l'accuser de violation de domicile. Asher se dispute avec la prof qui succède à Rami la traitant d'incapable et d'autres injures. Va trouver la directrice de l'établissement, l'invective, sans gêne. Entre temps, il passe les épreuves du bac. On ne sait pas s'il les réussit. Mais il va devoir s'expliquer devant les juges.

On peut y voir du symbolisme autour des échafaudages que le père lui fait monter. Je ne suis pas convaincue. Et je trouve que le film est trop violent et montre surtout qu'il est aussi difficile d'être prof en Israël que dans n'importe quel quartier difficile du monde. 

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FOXTROT

Foxtrot, drame israëlien de Samuel Maoz, 2017, 1h48.

Quand des soldats se présentent à la porte d'une maison en Israël, c'est pour annoncer que le fils est mort au combat ou par accident dans l'armée. C'est ce qui se passe au début du film. La mère qui ouvre la porte en tombe par terre frappée par une crise qui est aussitôt réglée par l'un des soldats qui est médecin et lui injecte par piqûre un calmant. Tout est prévu en cas de crise. Le père réagit plus tardivement mais avec autant de force. Une fois le deuil enclenché, le père exige de voir son fils que personne ne veut lui montrer. Puis arrive la nouvelle : ce n'était pas votre fils, il y avait deux Jonathan Feldman, le vôtre est vivant, à un poste de la ligne de démarcation au nord du pays. C'est à la fois insupportable et à la fois étonnant de la part de Tsahal. Et enfin, on voit les soldats à ce poste de surveillance. L'un est sur un vieux canapé déchiré, l'autre est à un poste tenant une mitrailleuse, sous un parapluie.  Il fait nuit, et le poste est signalé par quelques ampoules fadasses et une barrière qui se lève pour laisser passer ceux qui sont reconnus comme non recherchés par les forces de l'ordre. Ensuite, la relève de la garde. Les jeunes gens traversent une flaque de boue pour rejoindre soit le poste de garde, soit ce qui leur sert de refuge pour dormir, manger, etc. Rien de bien propre, plutôt dégueulasse en termes d'hygiène. Les soldats mesurent le degré d'enfoncement de leur refuge en faisant rouler une cannette de coca cola et de jour en jour, ils mesurent leur situation absurde d'enfoncement dans la boue. Là, un soldat leur montre les pas de foxtrot. Un autre dessine, un autre fait de la soudure, un autre est à la radio. Tout cela paraît amusant, ce sont des jeunes qui ont entre 18 et 20 ans, mais qui sont capables de bêtises et surtout sont animés par la peur d'être attaqués. Si bien que la surveillance du poste passe par des histoires à mourir de rire comme celle où un dromadaire demande le passage et où on lui remonte la barrière. Jusqu'ici, tout va bien. Le drame n'e'st pas loin.

Arrivent des Palestiniens en voiture, dans la nuit. L'un rapporte chez lui des jouets d'enfants. Son coffre est ouvert et le soldat lui substitue un robot. A chaque fois que quelqu'un se présente sur cette route, les passagers doivent sortir, qu'il pleuve ou non et attendre que leur statut soit défini par radio. Ainsi, des humiliations sont facilement pratiquées par les soldats qui jouent avec leur pouvoir sur ces populations qui ne demandent qu'à vivre en paix, en général, et dans ce contexte en particulier. Un couple, entre deux âges, rentre d'une soirée. ils doivent sortir de la voiture malgré la pluie battante et attendre longtemps pour enfin pouvoir partir. On sent l'humiliation profonde de la femme (elle était bien peignée, maquillée et en tenue de soirée) alors que l'homme lui fait signe de ne rien tenter, que ça ne sert à rien. Le sadisme des soldats n'est pas glorieux. Mais ils s'ennuient et on comprend l'ennui. Passe une voiture où 4 jeunes reviennent d'une soirée arrosée. Après la vérification de leurs papiers, ils peuvent repartir, sauf que l'un d'entre eux jette de la portière une cannette de coca, et un soldat crie : grenade !! Celui qui est à la mitraillette tire dans le tas, tue tous les passagers. La bavure est énorme mais quand arrive le commandant pour constater les dégâts, il les rassure et leur confirme qu'ils sont en guerre et que les bavures, ça existe. Arrivent alors des engins de dégagement du véhicule. Un énorme trou est creusé et la voiture et son contenu est jeté dedans, enseveli sous la terre du désert. On comprend que tout est possible et pardonné aux soldats qui vivent dans des conditions terribles, à leur âge. Entre temps, le père du soldat qui n'est pas mort fait rapatrier son fils. Ce garçon monte dans un camion qui est censé le ramener chez lui. Sauf que sur la route, le dromadaire leur barre la route et le conducteur du camion voulant l'éviter fait tomber l'équipage dans un fossé où ils meurent tous les deux. Décidemment, le garçon était voué à la mort.

Dans l'ensemble, le film fait rire, ce qui trompe beaucoup le spectateur, car derrière la jeunesse des garçons, il y a une réalité terrible et les critiques ne parlent pas assez les bavures. C'est aussi un film sur l'absurdité de cette armée permanente, mais nécessaire. Rien ne peut être changé pour le moment. Tsahal a montré sa force et sa détermination à protéger ses frontières. Le seul souci est que les soldats devraient être beaucoup plus encadrés. 

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19 avril 2018

9 doigts

9 doigts, drame de F.J. Ossang, avec Paul Hamy, Pascal Greggory, Gaspard Ulliel.

Un homme fume une cigarette la nuit quelque part au milieu des trains à quai. Il s'enfuit à l'approche de policiers, on ne sait pourquoi, et tombe sur un blessé au bord de l'agonie qui lui tend un sac où se trouve une grosse somme d'argent. S'il croit pouvoir en profiter, il est loin de la réalité à laquelle il doit faire face :car des hommes se lancent à ses trousses, le rattrapent et et l'obligent à les suivre  sur un cargot où se trouvent des personnes maléfiques. Arrive au bout d'un moment un médecin, mystérieux qui repart aussitôt.

Film on ne peut plus curieux, tourné en noir et blanc. On ne sait rien des intérêts des uns et des autres. Mystérieux et inhabituel, le film est à voir pour sa réalisation esthétique et comme film noir.

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Atlal

Atlal, documentaire de Djamel Kerkar, Algérie, 2016, 1h51.

La vie de jeunes gens dans un paysage dévasté par la guerre, plongée dans le terrorisme algérien des années 1990.  Une désespérance marque ces jeunes gens dont l'avenir n'apparaît pas au bout du chemin. Rien dans ce paysage ou dans leur vie ne semble répondre à leurs attentes qui semblent toutefois modestes et très traditionnelles. On sent comme une acceptation de leur sort, une fatalité. Monde masculin autour d'un feu de bois dans des ruines. L'Algérie du bled, l'ennui des jeunes gens, aucune perspective, aucun travail, même pas la foi. Aucune discussion à propos de la tragédie que le village a vécue. Une vraie désolation, mais il n'y a pas de violence. La recherche de leur solution les préoccupe sans en entrevoir le véritable chemin pour y parvenir. Profonde tristesse devant cette incapacité à réagir ou devant le désert social. Ils fument de l'herbe, une façon d'oublier leur sort. Leurs pères reconstruisent les maisons à leur rythme, patiemment, et déblaient les ruines. Très émouvant.

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Inhérent vice

Inherent vice, comédie policière de Paul Thomas Anderson, EU, 2014. 2h29. avec Joachim Phoenix.

Période hippie mais loin du flower power. On est dans l'arrière cour de ce mouvement, entre drogue, sexe et profit. Car à qui profite tous les trafics ? Un détective indépendant joué par Joachim Phoenix, tente de retrouver une jeune femme avec qui il avait été en relation intime à un moment donné. Il s'aperçoit qu'un magnat de l'immobilier est aussi porté disparu et qu'il serait susceptible d'avoir connu la jeune fille de près. De fil en aiguille, le détective enquête auprès d'un cabinet dentaire qui tire partie de la dégradation physique des drogués et qui est au coeur sans doute de la piste pour retrouver et le magnat et la jeune fille. Au bout d'un moment, la jeune fille réapparaît, souriante, se donnant sans retenue au détective et symbolise la libération sexuelle et confuse de l'époque peace and love. Il découvre aussi que la magnat fait une cure de désintoxication dans un centre discret. Tout le film tourne autour de cette ambiance entre confusion et plaisir. 

Il ne faut pas s'attendre à de l'action, c'est tout l'inverse. Il faut se préparer à assister à une sorte de road movie dans le paradis hippie d'arrière cour.

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12 mars 2018

Wonder Wheel

WONDER WHEEL, drame de Woody Hallen, EU, 2017, 1h41, avec Kate Winslet, James Belushi.

Sur Coney Island en 1950. Un très jolie jeune femme y arrive et cherche son père qui tient un manège et loge dans le parc d'attraction. Elle est mariée à un gangster auquel le père s'était opposé fermement au point de ne plus vouloir la revoir, à jamais. Mais voilà, elle l'a quitté après l'avoir dénoncé aux flics, et lui et sa bande la poursuivent. Se réfugier auprès de son père qui ne l'avait plus revue depuis 5 ans était le meilleur refuge à ses yeux et la préservait de son mari. Elle tombe dans la famille recomposée de son père amoureux d'une femme frustrée, n'ayant pas réussi dans la comédie et étant devenue serveuse d'un bar dans le parc d'attraction. Cette femme a un petit garçon qui met le feu partout où il trouve cela amusant et commet parfois de vrais dégâts. Ces petites scènes sont sans rapport avec le scénario. C'est seulement drôle. A côté de cela, la fille du père est finalement acceptée dans la famille et elle devient serveuse comme sa belle-mère qui entre temps fait la connaissance d'un plagiste dont elle tombe éperdument amoureuse. Il lui avoue un amour indéfectible, lui offre une bague, etc. C'était sans compter avec la rencontre de la belle-fille qui le fait changer d'avis sur l'amour qu'il vouait à la belle et unique Kate Winslet dans ce rôle. Elle en devient jalouse, forcément et lorsque les gangsters à la poursuite de la belle-fille sont là, elle ne l'avertit pas et la laisse se faire enlever. Amour et vengeance. Ce film est un hymne à la femme, dans la splendeur des lumières du soleil dans leur chevelure. Un vrai film d'amoureux. 

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OH LUCY

OH LUCY, fiction, de la réalisatrice Atsuko Hirayanagi, Japon-EU, 2017, 1h35.

Sous la timidité se cache une envie de vivre formidable. C'est ce que vit le personnage de Setsuko, une femme à la vie solitaire et sans émotion, qui travaille dans un bureau où tous ses collègues sont très passifs, obéissants. Et puis, il y a sa nièce Mika qui un jour lui dit d'aller prendre des cours d'anglais qu'elle a payés et qu'elle ne peut plus suivre et lui en fait cadeau. D'abord stupéfaite par la proposition, Setsuko y va et trouve là une ambiance dont elle ne pouvait soupçonner l'originalité : un professeur américain lui propose de se décontracter avant de passer au cours par des accolades, gestes inexistants dans l'espace public japonais, et encore moins avec des étrangers.De plus, il l'affuble d'une parruque blonde et l'appelle Lucy. Elle se laisse faire et y trouve un bonheur qu'elle n'aurait pas imaginé. L'anglais lui apparaît donc comme une langue formidable. Cependant, le professeur un jour n'est plus le même,remplacé par un Japonais. Elle n'arrive pas à se concentrer, tellement déçue de ne plus voir l'américain dont elle est tombée amoureuse. Elle va revoir sa nièce Mika pour lui dire qu'elle arrêtait le cours mais ne la trouve pas. On lui dit qu'elle était partie pour l'Amérique. Du coup, elle décide de partir, donne sa démission à son boulot et s'embarque avec sa soeur pour retrouver John, le professeur. Quand elle le trouve, il a été largué par Mika, il n'est pas dans la meilleure des formes, n'est plus le brillant professuer qu'elle a connu. Setsuko croyant la place libre essaie de se "placer". John la rejette et là, elle comprend que l'amour n'est pas au rendez-vous. 

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30 janvier 2018

La fiancée du désert

La fiancée du désert, drame de Ceclia Atlan, Argentine, 2017, 1h18.

Une femme, en route pour un nouvel emploi est en train d'attendre un bus en panne. Elle doit justifier son retard auprès de ses nouveaux employeurs qui lui demandent si elle va bien les rejoindre. En attendant, elle déambule dans un petit marché local au milieu de stands de vêtements. Là elle est invitée à essayer une robe dans l'arrière d'un mobile car. Le temps de l'essai, une tempête se déclare et tous les vendeurs de la place rembarquent leurs marchandises. Le vendeur de la robe lui demande de partir très vite, affolé par l'arrivée du vent. La femme oublie son sac à l'intérieur du car. Commence alors pour cette pauvre femme digne un parcours du combattant pour retrouver ce bonhomme et son car avec son sac. Après une nuit à la belle étoile, elle parvient au bout d'un long cheminement, à retoruver le bonhomme en question qui lui avoue avoir fait exprès de garder le sac, sachant très bien qu'elle parviendrait à le retrouver. Il a eu pour elle une espèce de coup de foudre et espérait bien la voir. Elle le repère dans un village du désert  et il l'emmène chez lui après avoir fait une halte devant une madone au bord d'une route. Ils vont vivre un amour éphémère, mais pour eux, c'est exceptionnel et inattendu.. Elle part au petit matin en laissant à la madone de la route une offrande en guise de remerciement pour l'amour qu'elle a vécu avec cet homme.

Ce n'est pas la première fois qu'une telle histoire est racontée où l'âge des personnages donne l'idée d'un scénario sur l'amour, le dernier qui se vit un peu comme un don du ciel. Il faut y voir une histoire humaine simple et magnifique.

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