Ray & Liz, drame de Richard Billingham, RU, 2018, 1h48. Vu au Reflet Médicis à Paris.

Dans la banlieue de Birmingham 1980. Une famille essaie de survivre avec la pension du père, des travaux de broderie de la mère de groupes de Heavy Metal sur des vestes de Jean's. L'un et l'autre ne sortent pratiquement jamais de leur petit appart, lui toujours couché et buvant de la bière que lui apporte un grand barbu, et elle fumant cigarette sur cigarette sans le moindre souci pour sa ligne. C'est le quart monde réel et le quotidien de gens qui tournent en rond. L'avenir complètement improbable, inimaginable. Ne pas toucher à l'alcool était la règle sauf quand le fils joue un tour de cochon à un géant qui garde le petit en le saoulant à mort. Scène hallucinante et triste, curieusement sans trop de violence. Un univers très difficile mais réaliste. Ca remet les pieds sur terre. 

A voir pour une réalité presque oubliée.