A perdre la raison, drame de Joachim Lafosse, France 2012, 1h51, avec Emilie Dequenne, Tahar Rahim, Niels Arestrup. Vu au cinéma du Panthéon à Paris, le 12/01/2019, un samedi à 11 heures.

Du bonheur au pire des malheurs, de l'amour au crime. Mais ce n'est pas aussi simple. C'est l'histoire d'un couple dont le mari est sous l'aile protectrice d'un médecin qui l'a adopté au Maroc pour qu'il puisse faire des études en France, et par la même occasion, il se marie avec la soeur pour la même raison.  Et pour comble, ce médecin leur offre l'hospitalité qu'ils ne peuvent refuser tant la sollicitude du médecin est grande. Bientôt apparaissent des signes d'agacement de la part de la jeune femme, notamment pour leur voyage de noce que le docteur leur paie au Maroc et qu'ils ne refusent pas, l'invitant avec eux.  La jeune femme, professeur de français, semble d'abord heureuse des deux premières grossesses, un peu moins de la troisième et pas du tout convaincue de la quatrième qui fait d'elle une femme au foyer partagée entre ménage, lessive, cuisine, toujours suivie par ce médecin qui affiche un tel naturel dans des situations qui l'exaspèrent, si bien qu'elle développe un malaise grandissant qui se transforme en dépression sévère. Elle ne trouve de repos qu'auprès de sa belle-mère au Maroc où elle aurait aimé vivre pour échapper à l'emprise de ce médecin. Un jour, elle va faire des courses, vole un couteau et rentre trancher la gorge de ses quatre enfants avant d'essayer de mettre un terme à ses jours. Le film commence d'ailleurs par une scène à l'hôpital où blessée et effondrée, elle demande à ce que les enfants soient enterrés au Marioc. 

C'était une histoire qui a eu lieu en 2008 en Blegique. Le film est très proche de la réalité et met mal à l'aise réellement. Le film était suivi d'un débat avec des psychanalystes.