Il Figlio, Manuel, drame de Dario Albertini, Italie, 2017, 1h35. Cinéma du Panthéon, Paris.

Manuel avait été placé dans un foyer depuis l'incarcération de sa mère et y était resté tant qu'il était mineur. A sa majorité, il quitte le foyer mais doit prouver qu'il est capable de s'occuper de sa mère lorsqu'elle sortira de détention. De retour dans son quartier de la banlieue de Rome, il erre pour trouver sa place et croise en chemin autant une assistante sociale qui lui rappelle sans cesse sa mission, qu'une comédienne ou un prêtre, mais surtout un ami d'enfance qui vit d'un commerce illicite et lucratif avec la Croatie. Inexpérimenté et fragile, il hésite à suivre ce dernier et jusqu'au dernier moment, on a l'impression qu'il va prendre cette tangente. Mais il ne le fait pas et se rappelle à l'ordre en revenant sur ses pas. La sortie de ces jeunes placés pour des raisons diverses dans ce genre de centre reste un véritable enjeu de société. Un film sans fioriture, vrai et sensible.

Malheureusement, il ne passe plus dans la salle, ni ailleurs, comme tous les films d'art et d'essai de ce genre.