Les Proies, drame de Sofia Coppola, E.U., 2017, 1h31, avec Nicole Kidman, Colin Farrell, Kirsten Dunst (pour les plus connus).

Une petite fille pendant la guerre de Sessession aux E.U. découvre en cueillant des champignons un homme, un soldat, blessé près d'un arbre. Ce n'est pas un Sudiste, mais un Unioniste, déserteur blessé qui ne veut plus retourner au champ de bataille. Pauvre et sans argent dans le civil, il s'était fait acheté par un privilégié qui ne voulait pas partir à la guerre. Il découvre qu'il n'a rien à voir dans ce conflit et s'en retire tout en risquant sa peau. La petite fille l'accompagne comme elle peut en le soutenant jusqu'à la pension de jeunes filles qui est restée ouverte et en place malgré le conflit, dirigée par une directrice ferme  et rigoureuse et une préceptrice, les deux femmes de la pension. Les autres sont des adolescentes et enfants. Mais toutes s'empressent autour du blessé qui ne laisse aucune d'entre elles indifférente. De là naissent des désirs qui conduisent à des incertitudes, des jalousies et la déraison. Le blessé n'est pas prêt de s'en sortir et d'ailleurs, il ne s'en sort pas. 

Un film de filles, magnifique, des vues sublimes, enchanteresses, un film esthétique, un peu court.