Chez nous, drame de Lucas Belvaus, film franco-belge, 2017, 1h57, avec André Dussollier, Emile Dequenne, Guillaume Gouix, Catherine Jacob. 

Le recrutement des membres du Front National et son fonctionnement  ne sont un secret pour personne. Dans ce cas présent, il s'agit de montrer comment des personnes influentes, des notables, anciens paras et membres des forces paramilitaires des colonies françaises, ont toujours une place de choix dans la société française où leur influence est mise à contribution pour le recrutement d'un futur maire : ceci afin d'acquérir des voix et des places aux prochaines élections. Peut-être que ce mode de recrutement n'est pas extraordinairement exceptionnel et paraît même normal. Sauf que l'histoire se corse quand réapparaît sur la scène politique un personnage incontrôlable qui fait les 400 coups pour démolir des militants d'autres partis ou bastonner des colleurs d'affiches. Ce personnage sort de 15 ans de prison : il avait été écarté au moment où le parti n'avait plus besoin de coups de mains et voulait se refaire une image propre. Il retombe sur son ancienne copine qui n'est autre que l'infirmière que le docteur (qui fait partie de ces notables influents) a choisi pour représenter le parti aux prochaines élections municipales. Elle ne connaît pas le passé peu glorieux de cet homme qui continue ses coups bas sans se vanter. Elle renoue avec un passé amoureux et  retombe follement amoureuse de lui. Sauf que voilà, cela ne passe pas inaperçu et le docteur la somme de ne plus le voir. Si elle marche dans un premier temps quand elle apprend ses agissements, elle refuse au nom de l'amour de laisser passer sa chance, quitte le parti et vit sa vie de femme amoureuse. Sa copine de l'époque ne crache pas sur la propostiion du docteur et on la voit remplacer l'infirmière sur les affiches de propagande.

Et le docteur est joué par André Dussollier, le rôle de Marine Le Pen est tenu par Catherine Jacob.