Tramontane, drame de Vatche Boulghourjian, Libanais, 2016, 1h45.

Un jeune musicien aveugle doit avoir un passeport pour sortir du pays avec son groupe qui est invité en Europe. Il joue du darbouka, un instrument de percussion qu'il manie avec dextérité et finesse. Ce qui lui paraît simple devient très compliqué lorsqu'un agent de l'administration lui révèle que sa carte d'identité est une fausse et lui conseille d'obtenir un certificat de naissance. Stupeur et consternation lorsqu'il apprend qu'il a été adopté et que sa mère nourricière, qu'il appelle maman, lui explique par bribe  une histoire qui ne le satisfait jamais. Il décide de partir à la chasse à la vérité et passant d'une personne à l'autre, il découvre en  fait que son oncle fut un chef de guerre redouté et intraitable ayant eu des pratiques peu humaines de destruction des hommes. Et qu'il aurait même tué les parents du jeune homme tout en le préservant et en le portant en cadeau à sa soeur qui ne pouvait pas avoir d'enfant. Le jeune homme accepte la réalité, celle d'un pays terrible, corrompu qui vit dans la loi du silence. Il accepte le certificat de naissance, forcément faux, et obtient son passeport.

C'est un film assez étonnant où la réalité est pire que la fiction.