Mountain (Ha'Har), drame de Yaelle Kayam, Israël, 2015, 1h23).

Une famille israëlienne, très religieuse et orthodoxe, vit près du cimetière de Jérusalem. La femme, pieuse, est mère de plusieurs enfants. Son mari est très occupé par des fonctions religieuses et associatives. Elle se promène régulièrement dans le cimetière, fume une cigarette, rentre préparer le dîner, s'occupe de ses enfants et attend son mari qui rentre de plus en plus tard. Elle désespère. Un soir alors qu'elle se promène parmi les tombes, elle entend des bruits et s'aperçoit qu'un couple fait l'amour sur une tombe. Elle se cache et regarde, puis s'en va discrètement. En revenant chez elle, elle remarque que des rats circulent. Quand son mari rentre, elle lui demande d'apporter de la mort aux rats. Il oublie plusieurs fois puis revient avec une boîte qu'elle utilise. Le lendemain, elle trouve un rat mort. Elle retourne au cimetière le soir, mais manque de chance, elle se fait remarquer par les types qui surveillent les prostituées, lui courent après et l'arrêtent. Ils se moquent d'elle, les filles aussi, mais tous la laissent repartir. Le lendemain, elle revient les voir et leur apporte à manger. Petit à petit s'installe une relation d'indifférence de la part des proxénètes qui la laissent tranquille, bien contents de manger gratuitement. Les filles par contre lui demandent ce qu'elle vient faire là. Elle ne répond pas, mais rentre chez elle et le lendemain, va au bain rituel, prépare un lit commun pour retrouver la tendresse d'un mari qui finalement lui tourne le dos, fatigué de sa journée. Tous les jours qui suivent, la scène se répète. Alors, elle décide de se servir de la mort aux rats. Elle prépare deux marmites identiques et verse la poudre dans l'une d'elle. Arrive le mari, toute la famille dîne, elle ne touche pas à son assiette et ne manqge que du pain. La nuit, elle sort et va porter une autre marmite aux prostituées et proxénètes. Le film s'arrête et on se demande qui a-t-elle tué, la famille ou les autres ? Malaise.