El Clan, policier, de Pablo Trapero, Argentine, 2015, 1h48.

On ne voit rien de l'Argentine dans ce film, mais on sait à l'aspect des rues qu'on est à Buenos Aires. On voit une équipe de rugby, un jeune homme aux cheveux bruns bouclés Alejandro qui marque un but. Soulevé en triomphe, il fait partie d'une équipe qui se distingue. On voit des images d'archives du renouveau démocratique, donc la fin des généraux, de la torture, des enlèvements. Pourtant dans la famille du jeune homme dans ces années 80, le père, un type du renseignement, poursuit des activités criminelles en toute impunité : un colonel le couvre ! Aidé de son fils Alejandro, il met au point différents enlèvements contre rançon,qui réussissent car la population vit encore dans la peur du régime précédent.Et malgré la rançon, les personnes sont tuées. Ainsi, la famille scélérate s'enrichit au prix de crimes concernant les proches de ses fils. Une des familles rançonnées refuse de donner l'argent et prévient la police qui remonte la piste et met fin aux activités familiales funestes. C'est un film efficace et troublant qui montre que rien ne s'arrête d'un coup, que les tragédies continuent et que la peur n'est chassée que par la loi, dans un état de droit.