Le bal, comédie d'Ettore Scola. Italie, 1982, 1h52.

On peut le revoir plusieurs fois, il est toujours aussi fascinant par ses personnages, sa mise en scène et l'histoire. Un homme prépare une salle de bal, ouvre les lumières, installe le bar. On est dans les années 80. La salle fait penser à celle qui se trouve sous la Coupole à Paris. Arrivent d'abord les femmes, l'une après l'autre, vont se regarder dans la glace du fond. Chacune choisit sa table, elles sont onze en tout, et chacune veut se distinguer de l'autre. Elles sont caricaturales. Arrivent les hommes l'un après l'autre, vont comme les femmes se regarder dans la glace du fond, s'ajuster et se trouver beau, mais au lieu de s'asseoir, ils se tiennent debout au bar. Eux aussi sont caricaturaux du genre masculin. Tous les personnages sont des maniaques et chacun choisit un partenaire pour commencer la danse. Hésitation de certains, empressement ou erreur d'appréciation marquent la première danse. Et puis, le film bascule dans l'histoire à partir d'un photo encadrée au-dessus du bar. A travers la danse, Ettore Scola raconte l'histoire d'une époque à une autre, de 1920 à 1980, par le biais de la musique de danse.  Le film a été inspiré de la pièce du Théâtre du Carmagnole.

Le coproducteur était Mohammed Lakdar Lamina, réalisateur du très beau film "Les années de braise" qui raconte les débuts de la révolution algérienne en 1954.