Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence, comédie dramatique de Roy Andersson (suédois, 2014, 1h10).

On se croirait dans un tablerau de Brueghel où plusieurs scénettes forment un instantanné de la société mêlant les trois temps de la vie, passé, présent, futur. Chacune est un scénario, toutes racontent l'absurdité de la réalité de façon onirique. Il faut d'emblée se laisser emporter par le message ou non de ce qu'on voit, il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Raconter l'une des scènes plutôt qu'une autre reviendrait à la privilégier comme l'a fait la bande annonce. Non, il faut aller le voir sans préjugés : chacun retiendra quelques tableaux qui l'auront fait rire. Car on rit, quelquefois jaune je dois l'avouer.