Jauja, (2014 - 1h40), argentin de Lisendro Alonso, avec Viggo Mortensen.

Le film commence par une image du père et de sa fille regardant chacun le paysage devant lui, assis sur un rocher. On sait d'emblée que ce n'est pas auXXè siècle par les costumes, notamment la robe de la jeune fille. Aucune musique sauf celle du vent. On sait que c'est en Patagonie, un pays du bout du monde balayé par le vent. Viggo Mortensen, enfin dans sa langue danoise, est un ingénieur affecté dans l'armée dans ce coin perdu. La deuxième image est celle d'un homme qui se satisfait dans une baignoire naturelle et pousse des cris de plaisir tandis que l'ingénieur observe les oiseaux. On sait que le film va être lent, de cette lenteur de la vie à cette époque, au début du 19è siècle, lors de la conquête des territoires. Le film exige du spectateur de s'attarder sur chaque plan et de sentir cette langueur de la vie. Où va se situer le drame ? La jeune fille va devenir la proie des hommes esseulés, mais elle va choisir sa destinée et vivre sans doute à la merci des hommes qu'elle n'attendait pas. A vous de découvrir la sauvagerie de ce monde isolé de tout contexte civilisé.